Royaume-Uni, Venezuela et Hong Kong : les informations de la nuit
Les principales actualités de ces dernières heures vues par la presse internationale..
Andy Burnham est devenu le nouveau chef du Parti travailliste britannique le 17 juillet 2026, succédant à Keir Starmer qui avait démissionné. Étant donné que le Labour détient la majorité au Parlement, Burnham sera automatiquement nommé Premier ministre dès le 21 juillet 2026, sans qu’une nouvelle élection soit nécessaire. Dans son premier discours, il a présenté une orientation politique clairement ancrée à gauche, promettant de supprimer les réformes économiques des années 1980 associées à Margaret Thatcher, un phénomène appelé thatchérisme. Il a également annoncé son intention de renforcer la propriété publique des services essentiels comme l’eau, l’énergie ou les transports, ainsi que de réformer le système de protection sociale en augmentant les financements. Burnham a qualifié son arrivée au pouvoir de « dernière chance » pour le Parti travailliste de redresser sa situation et a appelé à l’unité pour contrer ce qu’il qualifie de « nouvelle droite britannique ». Ces déclarations ont été rapportées par le quotidien The Guardian, un média britannique de référence.
Le Venezuela a subi deux séismes dévastateurs le 24 juin 2026, causant la mort de 5 069 personnes et faisant plus de 16 000 blessés, tandis que plusieurs milliers de personnes restent portées disparues. Pour faire face à cette crise, le Fonds monétaire international (FMI) a débloqué 346 millions de dollars (303 millions d’euros) le 18 juillet 2026. Ces fonds proviennent des réserves que le Venezuela possède encore au sein de l’institution, dont l’accès avait été suspendu en 2019. Le rétablissement des liens entre le FMI et le Venezuela fait suite à l’arrestation aux États-Unis de l’ex-président Nicolás Maduro. Delcy Rodríguez, présidente vénézuélienne par intérim, a indiqué que cette somme servirait à soutenir les familles touchées par les séismes, notamment pour reconstruire des logements, des infrastructures et rétablir les services publics essentiels comme l’eau et l’électricité.
Les États-Unis ont décidé de ne pas renouveler une déclaration d’urgence nationale concernant Hong Kong, qui a expiré cette semaine. Cette déclaration, signée en juillet 2020 par le président américain Donald Trump, avait pour but de protester contre la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin, qui vise à renforcer le contrôle de la Chine sur l’ancienne colonie britannique et à limiter les libertés politiques. En conséquence, Washington avait mis fin aux avantages économiques préférentiels accordés à Hong Kong, notamment en matière de commerce et de contrôles à l’exportation. Bien que la déclaration d’urgence ne soit plus en vigueur, un décret présidentiel maintenant la fin de ces avantages économiques reste actif. Les États-Unis justifient cette décision en estimant que Hong Kong n’est plus suffisamment autonome par rapport à la Chine pour bénéficier d’un traitement différencié.

