☕️ Les utilisateurs de lunettes Meta pourront refuser que leurs vidéos entraînent l’IA
Les utilisateurs de lunettes Meta pourront refuser de partager des extraits vidéo enregistrés par leurs montures pour entraîner l’IA de l’entreprise. Les images ne seront plus, non plus, susceptibles d’être utilisées par des sous-traitants pour les annoter.
Meta, l’entreprise derrière les réseaux sociaux Facebook et Instagram, annonce une nouvelle fonctionnalité pour ses lunettes connectées. Les utilisateurs pourront désormais refuser que les vidéos enregistrées par ces lunettes servent à entraîner les modèles d’intelligence artificielle (IA) de l’entreprise. Cette option permettra aussi d’empêcher que ces images soient visionnées par des sous-traitants, comme cela avait été révélé en mars 2026. Une enquête avait alors révélé que des travailleurs kényans étaient chargés d’analyser des images et vidéos personnelles, parfois intimes, capturées par les utilisateurs. Meta précise que cette fonctionnalité sera désactivée par défaut, ce qui signifie que les utilisateurs devront activement la choisir pour protéger leurs données.
Le géant des réseaux sociaux explique que si un utilisateur refuse l’utilisation de ses données visuelles pour l’entraînement de l’IA, ses vidéos ne seront pas exploitées à des fins d’amélioration des modèles. Par exemple, si une personne demande à ses lunettes de traduire un menu, les images seront utilisées uniquement pour répondre à cette demande, puis immédiatement supprimées. Aucune de ces données ne sera conservée ni partagée avec des tiers pour entraîner l’IA. Cependant, l’article souligne que l’efficacité de cette option dépendra de sa facilité d’accès dans les paramètres des lunettes. Si elle est cachée dans un sous-menu complexe, son utilité pourrait être limitée.
Les lunettes connectées de Meta, surnommées «pervert glasses» en raison de scandales liés à leur utilisation, font l’objet de critiques en Europe. Début mars 2026, une enquête avait révélé que des données personnelles, parfois sensibles, étaient analysées par des travailleurs humains au Kenya. En Allemagne, la CNIL du land de Hambourg avait estimé que ces lunettes posaient de sérieux problèmes de respect de la vie privée. En France, le parquet de Paris a ouvert une enquête en mars 2026 pour harcèlement sexuel lié à l’utilisation de ces appareils. Ces affaires ont poussé Meta à réagir en proposant cette option de refus d’exploitation des données.
Bien que cette nouvelle option concerne uniquement les données visuelles, elle ne résout pas le problème de l’exploitation des interactions audio avec l’assistant IA de Meta. Les lunettes sans caméra, annoncées récemment par l’entreprise, ne permettent pas de filmer, mais elles ne protègent pas les conversations enregistrées par l’assistant vocal. Meta précise que l’opt-out annoncé ne s’applique qu’aux images, et non aux données audio. Cela signifie que les utilisateurs doivent rester vigilants quant à la confidentialité de leurs échanges vocaux avec l’IA, qui pourraient toujours être analysés ou utilisés pour entraîner les modèles.

