[Tuto] Installer facilement son propre résolveur DNS sur Raspberry Pi, VM Freebox
Vous n’avez plus envie de dépendre d’un résolveur DNS externe, que ce soit celui de votre FAI ou d’un géant du numérique ? Alors Next vous propose un petit tuto avec unbound. Quelques lignes suffisent pour le mettre en place et le configurer sur un Raspberry Pi, une VM de Freebox et un VPS.
Le DNS (Domain Name System) est un système qui fait le lien entre un nom de domaine, comme next.ink, et son adresse IP. Par exemple, next.ink correspond à l’adresse IPv4 45.147.208.45 et IPv6 2a06:c484:4::cafe. Sans DNS, il faudrait mémoriser ces adresses numériques pour accéder à un site, ce qui est peu pratique. Les FAI (Fournisseurs d’Accès Internet) en France proposent généralement leur propre résolveur DNS, mais il est possible d’en utiliser d’autres, comme ceux de Google, Cloudflare ou le projet européen DNS4EU, lancé en juin 2025. Ces résolveurs peuvent aussi bloquer certaines requêtes DNS, une pratique appelée DNS menteur, souvent utilisée pour filtrer des contenus jugés illégaux ou malveillants.
Créer son propre résolveur DNS permet de ne plus dépendre d’un tiers, comme un FAI ou un service public, qui pourrait modifier ou bloquer des requêtes. En France, l’Arcom a bloqué plus de 15 000 noms de domaine depuis 2022 via des résolveurs DNS, et OpenDNS a quitté le pays en 2013 après avoir été contraint de bloquer des domaines. Stéphane Bortzmeyer, expert en réseaux, recommandait dès 2013 d’avoir son propre résolveur pour éviter la censure via le DNS. Cela offre aussi une meilleure confidentialité, car les requêtes ne transitent plus par un serveur externe. L’installation est simple et ne nécessite presque aucune ressource, ce qui permet de l’héberger sur des appareils variés.
Un résolveur DNS peut être installé sur différents types de machines. Un Raspberry Pi est une option populaire, car peu coûteuse et polyvalente : il peut servir à d’autres tâches en plus du DNS. Une VM (Machine Virtuelle) sur une Freebox Delta ou Ultra est une autre solution, idéale pour ceux qui veulent une solution locale sans matériel supplémentaire. Enfin, un VPS (Virtual Private Server) chez un hébergeur externe offre plus de puissance et de flexibilité, mais peut engendrer des coûts. Ces trois options permettent d’adapter l’installation à ses besoins et à ses compétences techniques.
Les bloqueurs DNS, comme ceux utilisés par l’Arcom ou DNS4EU, filtrent les requêtes en fonction de listes de noms de domaine jugés illégaux ou dangereux. En France, plus de 15 000 domaines ont été bloqués depuis 2022 via cette méthode. Ces blocages sont souvent ordonnés par la justice et peuvent avoir des conséquences sur l’accès à certains contenus. Certains services, comme OpenDNS, ont quitté le pays plutôt que de se soumettre à ces obligations. Le DNS4EU, projet européen lancé en juin 2025, propose aussi des options de filtrage, mais il reste possible de l’utiliser sans ces protections.
L’installation d’un résolveur DNS suit des étapes similaires quel que soit l’hébergement choisi. Il faut d’abord installer un logiciel comme *Pi-hole* ou *Unbound*, qui gèrent les requêtes DNS. Ensuite, configurer le résolveur pour qu’il réponde aux demandes des appareils du réseau. Enfin, remplacer les serveurs DNS par défaut (ceux du FAI) par l’adresse IP locale du résolveur. Le processus est détaillé dans le tutoriel, avec des adaptations spécifiques pour chaque type de machine. Une fois installé, le résolveur peut être utilisé par tous les appareils connectés au réseau, offrant une navigation plus privée et personnalisable.

