Abel Ferrara, autoportrait sans concession
Abel Ferrara est l’une des grande figure du cinéma indépendant américain. Il publie aujourd’hui ses mémoire "Scène.
Abel Ferrara est présenté comme une figure majeure du cinéma indépendant américain, avec une carrière de quarante ans et une trentaine de longs métrages à son actif. Il est souvent qualifié d'enfant terrible du cinéma en raison de son style audacieux et de ses thèmes provocateurs. Ses films, comme King of New York (1990) avec Christopher Walken ou Bad Lieutenant (1992) avec Harvey Keitel, sont devenus des classiques du genre. Ferrara aborde dans ses œuvres des sujets comme la violence, la religion ou la marginalité, toujours avec une approche radicale et sans concession. Son autobiographie, Scène. Mémoires, publiée le 1er octobre 2026 aux éditions Séguier et traduite de l'anglais par Yves Gabay, reflète cette même intransigeance dans la narration de sa vie.
Dans Scène. Mémoires, Abel Ferrara partage des souvenirs d'enfance dans le Bronx des années 1960, au sein d'une famille d'origine italo-irlandaise. Il évoque également ses débuts dans le New York des années 1970, une période marquée par une scène artistique et culturelle sulfureuse, similaire à l'ambiance de ses films. Le livre mêle anecdotes de tournages, aventures amoureuses et réflexions personnelles, le tout avec une franchise et une gouaille caractéristiques. Ferrara y défend l'idée que la création artistique est un lieu sacré, une conviction qui traverse toute son œuvre. Son récit est salué par le Prix Transfuge du livre de cinéma 2026, soulignant son importance dans le paysage culturel.
Abel Ferrara considère que la création est une démarche quasi spirituelle, un espace où l'art transcende les limites ordinaires. Cette vision se retrouve dans ses films, où les personnages sont souvent en quête de sens ou confrontés à des dilemmes moraux. Ferrara ne se contente pas de réaliser des films : il y investit une partie de lui-même, comme en témoignent ses mémoires. Son approche radicale et son refus des compromis en font un cinéaste unique, dont l'influence dépasse le cadre du cinéma indépendant. Ses œuvres, à la fois violentes et poétiques, interrogent les fondements de la société contemporaine.
L'autobiographie d'Abel Ferrara est publiée dans un contexte où le cinéma indépendant américain continue de jouer un rôle clé dans l'innovation artistique. Le livre, salué par la critique, est perçu comme un témoignage authentique d'une vie dédiée à l'art. Les références à ses films cultes, comme *King of New York* ou *Bad Lieutenant*, rappellent son impact durable sur le septième art. Ferrara y est décrit comme un cinéaste dont l'œuvre et la personnalité restent indissociables. Son récit, à la fois intime et universel, s'adresse autant aux amateurs de cinéma qu'aux passionnés de récits de vie.

