Les pays du Golfe dénoncent des "crimes de guerre" apres les attaques iraniennes contre des infrastructures civiles
L'Iran a visé des centrales électriques et des usines de dessalement, au Koweït a Bahreïn ou encore en Jordanie, au lendemain d'une nuit de bombardements américains sur l'Iran..
Dans la nuit du 17 au 18 juillet 2026, les États-Unis ont bombardé l'Iran, ciblant notamment des infrastructures civiles comme une station de pompage d'eau de mer et une usine de dessalement. L'Iran a riposté le lendemain en lançant des drones et des missiles contre plusieurs pays du Golfe, dont le Koweït, Bahreïn et la Jordanie. Selon les autorités koweïtiennes, ces attaques ont endommagé une centrale électrique et une usine de dessalement d'eau. Ces frappes en représailles s'inscrivent dans une escalade des tensions militaires au Moyen-Orient, où les infrastructures civiles deviennent des cibles privilégiées des belligérants.
Les pays du Golfe, réunis au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ont qualifié ces attaques de crimes de guerre. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a également condamné ces frappes, soulignant leur impact sur les populations civiles. Le CCG, une organisation régionale regroupant six pays arabes (Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), a réagi avec fermeté face à ces violations du droit international. Ces accusations visent à mobiliser la communauté internationale contre les attaques délibérées contre des infrastructures non militaires.
Les infrastructures ciblées, comme les centrales électriques et les usines de dessalement, sont cruciales pour l'approvisionnement en eau et en électricité des populations locales. Le dessalement, processus de transformation de l'eau de mer en eau potable, est particulièrement vital dans les régions désertiques du Golfe. Une centrale électrique endommagée peut perturber l'accès à l'électricité pour des milliers de foyers, tandis qu'une usine de dessalement hors service menace l'approvisionnement en eau douce. Ces attaques aggravent donc les difficultés quotidiennes des habitants et risquent de provoquer des crises humanitaires.
La communauté internationale a réagi avec une vive inquiétude face à cette escalade. Le secrétaire général de l'ONU a appelé à une désescalade immédiate, tandis que le CCG a demandé une réunion d'urgence pour coordonner une réponse collective. Ces condamnations reflètent la crainte d'une propagation du conflit, alors que les tensions entre l'Iran et les États-Unis, ainsi que leurs alliés régionaux, atteignent un niveau critique. La situation reste tendue, avec un risque accru de nouvelles frappes ou représailles dans les jours à venir.
Cette crise s'inscrit dans un contexte de rivalités régionales et internationales au Moyen-Orient. L'Iran, soutenu par des groupes armés comme le *Hezbollah* au Liban ou les *Houthis* au Yémen, est en confrontation directe avec les États-Unis et leurs alliés, notamment Israël et les pays du Golfe. Les attaques de juillet 2026 illustrent une stratégie de pression mutuelle, où chaque camp cherche à affaiblir l'autre en ciblant des infrastructures stratégiques. Cette dynamique rappelle les conflits récurrents dans la région, où les ressources naturelles et la sécurité énergétique jouent un rôle central.

