Iran–États-Unis : frappes les plus massives depuis la trêve d’avril, le pétrole en hausse
Un cessez-le-feu était entré en vigueur en avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord..
Le conflit entre l'Iran et les États-Unis s'est intensifié avec des frappes aériennes massives des deux côtés depuis le 8 avril, date d'un cessez-le-feu temporaire. Les États-Unis ont bombardé l'Iran à partir de 00h30 (heure locale) pendant environ cinq heures, ciblant des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers, des missiles et des drones. L'Iran a riposté en attaquant des bases militaires américaines dans des pays alliés comme la Jordanie, Bahreïn et le Koweït. Ces affrontements marquent une escalade inédite depuis des semaines, avec des conséquences régionales et économiques majeures. Les deux pays s'accusent mutuellement de violer un protocole d'accord signé le 17 juin 2026, censé rétablir la paix et rouvrir le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport d'hydrocarbures.
Le détroit d'Ormuz est un passage maritime étroit entre l'Iran et Oman, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. Avant la guerre, ce détroit était ouvert à la navigation sans restriction. Depuis février 2026, le conflit a entraîné des blocages partiels, avec des attaques contre des navires commerciaux. L'Iran exige désormais que les navires empruntent un couloir spécifique le long de ses côtes et menace ceux qui contournent cette route. Après les dernières frappes, l'Iran a annoncé la fermeture totale du détroit jusqu'à nouvel ordre, une décision qui a fait bondir le prix du pétrole. Le baril de Brent (référence internationale) a augmenté de plus de 4 %, atteignant 79,13 dollars le 12 juillet 2026. Les États-Unis et l'Iran s'affrontent pour le contrôle de cette zone, essentielle pour l'économie mondiale.
La fermeture partielle ou totale du détroit d'Ormuz a des répercussions directes sur les marchés du pétrole. Le prix du baril de Brent a augmenté de plus de 4 % en quelques heures, passant à 79,13 dollars le 12 juillet 2026, en raison de l'annonce iranienne de fermer le détroit. Ce passage est vital pour le transport d'hydrocarbures : avant la guerre, il assurait le transit de 20 % du pétrole mondial. La fermeture réduit l'offre disponible, ce qui fait mécaniquement monter les prix. Les États-Unis et l'Iran, en s'affrontant militairement, perturbent ainsi l'approvisionnement énergétique mondial, avec des conséquences potentielles sur les prix à la pompe et l'inflation dans de nombreux pays.
La communauté internationale suit avec inquiétude l'escalade entre l'Iran et les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé les deux pays à la retenue et à reprendre les négociations urgentes pour éviter une crise plus large. L'Iran accuse les États-Unis d'avoir violé le protocole d'accord du 17 juin 2026, qui prévoyait notamment la réouverture du détroit d'Ormuz. Téhéran dénonce une politique américaine agressive et menace de maintenir sa position sur le contrôle de la navigation. De son côté, Washington justifie ses frappes par la nécessité de protéger les navires commerciaux et de dissuader l'Iran d'attaquer des cibles civiles dans la région.
Les frappes américaines ont causé des victimes en Iran. Selon des sources locales, au moins une personne a été tuée et quatre blessées dans la ville de Mahchahr (sud-ouest), tandis qu'un mort et deux blessés ont été recensés sur l'île de Farur dans le Golfe. L'Iran a riposté en bombardant des bases militaires américaines en Jordanie, Bahreïn et Koweït. La Jordanie a intercepté quatre missiles iraniens sans dégâts ni victimes, tandis que Bahreïn et le Koweït ont activé des alertes aériennes. Ces attaques illustrent l'ampleur des représailles et la montée des tensions, avec des risques d'escalade imprévisible dans une région déjà instable.

