Crise diplomatique entre l’Espagne et l’Italie, sanctions contre la Russie, salle de bal à la Maison-Blanche : les informations de la nuit
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L’Espagne et l’Italie, deux pays membres de l’Union européenne (UE), sont en conflit diplomatique après que l’Espagne a annoncé des contrôles temporaires aux frontières pour les voyageurs venant d’Italie. Cette mesure répond à des contrôles similaires imposés par Rome quelques jours plus tôt. La tension a commencé après l’arrivée massive de migrants à Ceuta, une enclave espagnole au Maroc : 72 000 personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc la semaine dernière. Les associations marocaines de défense des droits humains rapportent au moins 141 morts parmi ces migrants. L’Italie justifie ses contrôles par la nécessité de limiter l’afflux de personnes en situation irrégulière, tandis que l’Espagne dénonce une décision disproportionnée. L’UE, qui a durci le ton, accuse les réseaux sociaux comme Meta (maison mère de Facebook) et TikTok d’avoir favorisé la diffusion de fausses informations (désinformation) alimentant cette vague migratoire. Bruxelles a demandé un renforcement de la surveillance des contenus en ligne et une meilleure collaboration avec les vérificateurs de faits.
L’Union européenne a annoncé des sanctions contre cinq Russes liés à l’industrie militaire russe, après de nouvelles frappes contre l’Ukraine. Parmi les personnes visées figurent Ramil Badgutdinov, directeur d’une entreprise produisant des missiles balistiques Iskander-M, et Aleksandr Dyukarev, directeur d’une usine fabriquant les missiles Sarmat. Ces missiles n’ont pas encore été utilisés en Ukraine, mais la Russie poursuit leurs essais. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a déclaré que chaque attaque contre l’Ukraine renforce la détermination de l’UE à sanctionner Moscou. Aux États-Unis, les sénateurs ont adopté à une large majorité un nouveau paquet de sanctions, le Lindsey Graham Act, qui doit encore être approuvé par la Chambre des représentants. Ce texte prévoit notamment des droits de douane de 500 % sur les importations de gaz et de pétrole russes, ciblant ainsi le secteur des hydrocarbures, un pilier de l’économie russe.
Le président américain Donald Trump a demandé à la Cour suprême des États-Unis d’intervenir pour autoriser la construction d’une salle de bal à la Maison-Blanche, un projet controversé. La justice avait bloqué les travaux en avril, puis une cour d’appel a confirmé cette suspension le 7 août, estimant que Trump avait lancé les travaux sans obtenir l’autorisation du Congrès. Le président a dénoncé une décision *horrible* et *politiquement motivée*, promettant un recours immédiat devant la plus haute juridiction du pays. Cette affaire illustre un nouveau conflit sur les limites du pouvoir exécutif aux États-Unis. En octobre 2025, Trump avait déjà fait détruire une aile entière de la Maison-Blanche pour ce projet, qui vise à accueillir des réceptions officielles pour des dignitaires étrangers. La Cour suprême devra trancher si le président a outrepassé ses pouvoirs en agissant sans validation du Congrès.

