À la veille des élections, François Legault vante les mérites de Christine Fréchette
L'ex-PM du Québec participait au lancement de la campagne de Geneviève Pettersen, dans L'Assomption..
François Legault, ancien premier ministre du Québec et chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) jusqu'en janvier 2024, a publiquement soutenu la candidature de Christine Fréchette à la direction du parti. Cette annonce a eu lieu lors d'un événement dans la circonscription de L'Assomption, où Legault a été chaleureusement accueilli. Il a présenté Fréchette comme une figure brillante, soulignant son parcours académique et professionnel. Fréchette est diplômée d'un bac (baccalauréat) de HEC Montréal, une école renommée en gestion et en économie, et possède une maîtrise en relations internationales. Legault a également mis en avant son expérience économique, jugée pertinente dans le contexte actuel marqué par les tensions commerciales, notamment avec les États-Unis sous la présidence de Donald Trump.
Christine Fréchette a été mise en avant par François Legault pour son expertise en économie, un domaine crucial dans le contexte politique actuel. Legault a notamment cité sa gestion du dossier de Churchill Falls, une entente hydroélectrique entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. Cette entente vise à augmenter la capacité de production d'électricité et a été qualifiée par Legault de plus grand legs pour les prochaines générations de Québécois, avec un impact estimé sur les 50 prochaines années. Fréchette, en tant que ministre responsable de ce dossier, a joué un rôle clé dans la protection et le renouvellement de cette entente, un succès qu'elle met en avant pour démontrer sa capacité à gérer des enjeux économiques majeurs.
Christine Fréchette, nouvelle cheffe de la CAQ, doit naviguer entre deux défis : se distancier de l'héritage de François Legault tout en valorisant ses accomplissements. Legault, qui a dirigé le parti de 2018 à 2024, a marqué la politique québécoise par des politiques économiques et sociales controversées ou applaudies selon les points de vue. Fréchette doit donc présenter une vision renouvelée pour le parti, tout en évitant de renier les politiques passées qui ont fait la CAQ. Cette équation délicate vise à rassurer l'électorat tout en séduisant de nouveaux électeurs, dans un contexte où le parti doit faire face à une opposition active.
L'appui de François Legault à Christine Fréchette a immédiatement suscité des critiques de la part d'Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ). Duhaime a choisi de désigner la CAQ sous le nom de CAQ Legault-Fréchette, associant explicitement les deux figures pour souligner leur continuité politique. Il a accusé le duo d'avoir échoué à développer l'économie québécoise depuis 2018, affirmant que les entreprises québécoises étaient dans un moins bon état aujourd'hui pour affronter les crises économiques, comparé à la situation avant l'arrivée de la CAQ. Cette attaque vise à discréditer la légitimité de Fréchette en tant que nouvelle cheffe, en s'appuyant sur le bilan controversé de Legault.
Cet épisode s'inscrit dans la perspective des élections québécoises prévues pour le 5 octobre 2026. La CAQ, dirigée par Christine Fréchette, doit préparer sa campagne en mettant en avant ses réalisations, comme la gestion de Churchill Falls, tout en répondant aux critiques de l'opposition. François Legault, bien qu'il ne soit plus en poste, reste une figure influente du parti et pourrait jouer un rôle clé dans la mobilisation des électeurs. Les partis d'opposition, comme le PCQ d'Éric Duhaime, cherchent à exploiter les faiblesses perçues de la CAQ pour gagner des parts de marché électoral, dans un contexte économique marqué par des défis structurels.

