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Polymarket attaquée par l’État de New York pour activité illégale de jeux d’argent

Next.ink · mis à jour 25 sept.

L’État de New York, gouverné par la démocrate Kathy Hochul, vient de déposer plainte contre Polymarket, l’accusant de violer ses lois contre les jeux d’argent. Une pierre dans le jardin de l’administration Trump qui se refuse à réguler fédéralement les plateformes qui se présentent comme des marchés prédictifs.

Polymarket visé par plainte

L’État de New York, dirigé par la gouverneure démocrate Kathy Hochul et l’avocate générale Letitia James, a lancé une action en justice contre Polymarket, une plateforme en ligne spécialisée dans les marchés prédictifs. Selon l’État, cette plateforme propose des activités assimilables à des jeux d’argent illégaux à New York. La plainte, déposée le 24 septembre 2026, accuse Polymarket de contourner les lois strictes sur les paris en utilisant un vocabulaire technique pour masquer ses activités. L’État estime que ces pratiques exposent les habitants, y compris les mineurs, à des risques financiers et de dépendance. Polymarket, évalué à plus de 20 milliards de dollars, génère un chiffre d’affaires annuel dépassant le milliard de dollars. La gouverneure et l’avocate générale soulignent que les lois new-yorkaises visent à protéger les citoyens et à financer des programmes sociaux, comme l’éducation.

Accusations de violation légale

Dans sa plainte, l’État de New York affirme que Polymarket viole plusieurs textes juridiques, dont la Constitution de l’État, le code pénal et d’autres lois locales. Selon le document officiel, la plateforme propose des contrats d’événement sur un marché prédictif, une formulation qui, selon les autorités, relève en réalité d’un pari déguisé. Letitia James, avocate générale, déclare que ces pratiques ciblent les personnes vulnérables et privent l’État de ressources essentielles, comme le financement de programmes éducatifs. La plainte met en avant l’objectif des lois new-yorkaises : prévenir les risques de dépendance aux jeux et garantir des fonds pour l’intérêt général. Polymarket est accusé de ne pas respecter ces règles en exploitant une faille juridique.

Réaction de Polymarket

Quelques heures après l’annonce de la plainte, Polymarket a réagi en déposant une contre-plainte contre l’État de New York. L’entreprise demande le transfert de l’affaire devant un tribunal fédéral et conteste la compétence de l’État pour réguler ses activités. Dans sa réponse, Polymarket affirme que les marchés prédictifs relèvent de la compétence exclusive de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), une agence fédérale américaine chargée de réguler les marchés financiers. L’entreprise argue que le Congrès américain a interdit aux États d’interférer dans ce domaine. Neal Kumar, directeur juridique de Polymarket, a déclaré que l’État a préféré médiatiser l’affaire plutôt que de chercher une solution à l’amiable. Polymarket se présente comme une plateforme de marché prédictif, une activité distincte des paris classiques.

Contexte politique et tensions

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions entre l’État de New York, dirigé par les démocrates, et l’administration Trump, qui adopte une position plus libérale envers les marchés prédictifs. Contrairement à New York, l’administration Trump n’a pas cherché à réguler ces plateformes, malgré les critiques sur les risques de délits d’initiés. En janvier 2026, Kalshi, une plateforme concurrente, a annoncé avoir embauché Donald Trump Jr. en tant que conseiller stratégique, ce qui a suscité des interrogations sur d’éventuels conflits d’intérêts. Le New York Times a révélé que Trump Jr. était également investisseur et conseiller bénévole chez Polymarket. Cette proximité entre les plateformes et l’administration Trump complique la position de New York dans son opposition aux marchés prédictifs.

Ce que ça pourrait changer

L’affaire Polymarket dépasse les frontières des États-Unis. En Europe, notamment en France, l’*Autorité nationale des jeux* (ANJ) a bloqué l’accès au site de Polymarket cet été 2026, en le qualifiant de plateforme de paris illégaux. Cette décision s’inscrit dans une tendance européenne à encadrer strictement les activités de paris en ligne. Les plateformes comme Polymarket et Kalshi, qui se présentent comme des *marchés prédictifs*, cherchent à convaincre d’autres pays de leur légitimité. Cependant, les régulateurs locaux, comme en France ou à New York, les considèrent comme des sites de paris déguisés. Ces tensions illustrent les défis posés par l’essor des nouvelles technologies financières et leur régulation à l’échelle mondiale.

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