Les Québécois continuent de se marier très peu
Environ 25% des hommes et 29% des femmes se marieraient au moins une fois avant d’atteindre la cinquantaine..
En 2025, le Québec a enregistré environ 23 000 mariages, un chiffre stable par rapport aux années précédentes. Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), ce nombre n’a pas connu de variations significatives depuis 20 ans. Seulement 25 % des hommes et 29 % des femmes québécois se marient au moins une fois avant leurs 50 ans. Cette tendance montre une baisse constante de la pratique du mariage dans la province. L’ISQ souligne que ces données reflètent une stabilité globale, sans pic ni creux marqué, malgré les changements sociétaux des dernières décennies.
L’ISQ indique que les Québécoises se marient en moyenne plus tôt que les hommes. L’âge moyen au premier mariage est de 31,7 ans pour les femmes contre 33,2 ans pour les hommes. Cette différence de 1,5 an suggère que les femmes québécoises s’engagent dans le mariage à un âge légèrement plus précoce. Ces chiffres illustrent une tendance où le mariage n’est plus systématiquement associé à une étape précoce de la vie adulte, mais plutôt à une décision mûrie et souvent différée.
Les mariages au Québec restent majoritairement hétérosexuels, représentant 97 % des unions célébrées en 2025. Les unions entre personnes de même genre, bien que minoritaires, représentent 3 % des cas, une proportion qui reste inchangée depuis plusieurs années. Ces chiffres reflètent l’évolution des normes sociales et l’acceptation progressive des unions homosexuelles dans la société québécoise. Les mariages peuvent être célébrés par un ministre de culte (35 % des cas) ou par une personne célébrant (28 %), tandis que 65 % des unions sont des mariages civils.
Les trois derniers samedis d’août et le premier samedi de septembre 2025 ont été les journées les plus prisées pour célébrer des mariages au Québec. Cette concentration des mariages en fin d’été s’explique par des raisons pratiques, comme les vacances scolaires, les conditions météorologiques favorables et la disponibilité des lieux de réception. Cette tradition saisonnière montre que, malgré la baisse du nombre de mariages, certaines habitudes culturelles persistent dans la province.

