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GÉNÉRALISTE

Les Québécois continuent de se marier très peu

Source unique·9 sept.

Le Québec enregistre une stagnation durable du nombre de mariages, avec seulement un quart des hommes et près de 30 % des femmes se mariant avant 50 ans. Cette tendance, stable depuis deux décennies, interroge sur l’évolution des normes sociales et des modèles familiaux dans une société où l’union libre et les parcours individuels prennent le pas sur les institutions traditionnelles. L’analyse des données de l’ISQ révèle une transformation silencieuse des pratiques conjugales, loin des clichages sur la modernité québécoise.

Quels sont les chiffres clés qui illustrent la baisse des mariages au Québec en 2025 ?

En 2025, le Québec a enregistré environ 23 000 mariages, un chiffre stable depuis les années précédentes. Seulement 25 % des hommes et 29 % des femmes se marient au moins une fois avant 50 ans, avec un âge moyen au premier mariage de 33,2 ans pour les hommes et 31,7 ans pour les femmes. Les mariages entre personnes de même genre représentent 3 % des unions, tandis que 65 % sont célébrés civilement.

Qui sont les acteurs institutionnels derrière ces données et quels enseignements en tirer ?

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) est à l’origine de ce bulletin annuel, qui souligne la stabilité des tendances matrimoniales sur vingt ans. Ces données, bien que neutres, révèlent une société où l’institution du mariage perd progressivement son caractère central, sans pour autant être remplacée par un modèle alternatif dominant. L’ISQ met en lumière une préférence croissante pour les célébrations civiles, reflétant peut-être une laïcisation des pratiques.

Quels aspects des mariages québécois restent stables malgré cette baisse globale ?

La répartition entre mariages hétérosexuels et homosexuels reste inchangée, avec 97 % d’unions entre personnes de sexes différents. De même, la répartition entre célébrations religieuses (35 %) et civiles (65 %) montre une légère progression des secondes, mais sans bouleversement. Les périodes de célébration, comme les samedis d’août et septembre, confirment aussi une régularité des habitudes.

Ce que ça pourrait changer

Cette stagnation des mariages pourrait renforcer les débats sur la place des politiques publiques en matière de soutien aux familles, notamment dans un contexte de vieillissement démographique. Elle interroge aussi sur l’adaptation des institutions juridiques et sociales à des formes d’union moins formalisées, sans pour autant remettre en cause leur légitimité. Enfin, elle pose la question de la résilience des modèles familiaux traditionnels face à l’individualisation des parcours de vie.

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