NapseflowNapseflow
Généraliste

Le maire de New York qualifie Nétanyahou de « criminel », mais ne peut pas l’arrêter

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 15 j

Zohran Mamdani exhorte le gouvernement fédéral d'exécuter le mandat d’arrestation de la CPI le visant..

Maire de New York

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a déclaré publiquement que Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, était un criminel de guerre et un architecte de génocide contre le peuple palestinien. Mamdani a utilisé des termes forts comme crimel et génocide pour décrire les actions de Nétanyahou, notamment la mort de 73 000 Palestiniens dans la bande de Gaza depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Il a également évoqué le blocage de l’aide humanitaire et les attaques contre des travailleurs humanitaires et des journalistes. Ces accusations s’appuient sur des rapports internationaux, dont celui d’une commission de l’ONU en septembre 2025, qui concluait qu’un génocide se déroulait à Gaza. Mamdani a insisté sur la nécessité de traduire Nétanyahou en justice devant la Cour pénale internationale (CPI).

Mandat d'arrêt CPI

La Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye aux Pays-Bas, a émis un mandat d’arrêt contre Benyamin Nétanyahou en mai 2024 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la bande de Gaza. Ce mandat, qui est une demande officielle pour arrêter et juger une personne accusée de graves violations du droit international, est contraignant pour les 124 pays membres de la CPI. Cependant, son exécution dépend des États, car la CPI n’a pas de police propre. Mamdani a souligné que la ville de New York ne pouvait pas exécuter ce mandat en raison de son manque d’autorité juridique indépendante, mais a appelé le gouvernement fédéral américain à le faire. Les États-Unis ne sont pas membres de la CPI, ce qui complique encore cette possibilité.

Réactions politiques

La déclaration de Mamdani a suscité des réactions politiques. Danny Danon, ambassadeur israélien à l’ONU, a accusé Mamdani d’attiser l’hostilité et de faire des gros titres en s’en prenant à Israël. Nétanyahou a réaffirmé qu’il se rendrait à New York en septembre 2026 pour s’exprimer devant l’Assemblée générale de l’ONU, affirmant que son gouvernement avait le droit de défendre ses citoyens. Mamdani, membre de l’aile gauche du Parti démocrate, avait déjà promis pendant sa campagne électorale d’utiliser la police municipale pour exécuter des mandats d’arrêt contre des dirigeants recherchés par la CPI, comme Nétanyahou ou le président russe Vladimir Poutine. Cette position s’inscrit dans une dynamique plus large de contestation des politiques israéliennes à l’échelle internationale.

Contexte humanitaire

L’article mentionne une crise humanitaire majeure à Gaza, où 73 000 Palestiniens sont morts depuis octobre 2023 dans le cadre de l’offensive israélienne. Malgré un cessez-le-feu censé permettre l’arrivée d’aide humanitaire (nourriture, médicaments, carburant), les organisations humanitaires et d’autres acteurs affirment que cette aide n’est pas suffisamment distribuée. Cette situation aggrave les conditions de vie de la population palestinienne, déjà très précaires. Les attaques contre des travailleurs humanitaires et des journalistes, ainsi que le blocage de l’aide, sont des éléments clés des accusations portées contre Nétanyahou. Ces faits s’ajoutent aux rapports de l’ONU et d’autres instances internationales qui documentent les violations des droits humains dans la région.

Ce que ça pourrait changer

L’affaire soulève des questions sur la compétence des villes ou des États à exécuter des mandats d’arrêt internationaux. Mamdani a expliqué que la police municipale de New York n’avait pas l’autorité légale pour arrêter Nétanyahou, même si ce dernier se trouvait sur le territoire américain. Seuls le gouvernement fédéral américain ou les pays membres de la CPI peuvent théoriquement procéder à une arrestation. Cette limitation juridique illustre les tensions entre le droit international et la souveraineté des États. Par ailleurs, les États-Unis, qui ne sont pas membres de la CPI, ont déjà manifesté leur opposition à cette cour, ce qui rend encore plus improbable une arrestation de Nétanyahou sur leur sol. La CPI dépend donc de la coopération des États pour faire appliquer ses décisions.

Sujets complémentaires