L’ouragan Simon fait un mort et des dégâts sur la côte pacifique du Mexique
On redoutait des dégâts plus importants, mais les vents ont faibli au contact de reliefs montagneux..
L’ouragan Simon a frappé la côte pacifique du Mexique le dimanche 11 octobre 2026, causant la mort d’une personne de 71 ans dans l’État de Guerrero. Cette victime est décédée après l’effondrement d’un mur, un phénomène souvent lié aux vents violents ou aux pluies intenses des cyclones. Simon a atteint la catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui classe les ouragans de 1 à 5 en fonction de la force de leurs vents. À cette catégorie, les vents soufflent entre 178 et 209 km/h, ce qui peut provoquer des dégâts majeurs comme des arbres déracinés, des toitures arrachées ou des inondations. Dans cette région, les pluies associées à Simon avaient déjà inondé des rues d’Acapulco la semaine précédente, aggravant les risques pour la population.
À Puerto Vallarta, une station balnéaire très touristique du Mexique, les habitants ont constaté des dégâts matériels après le passage de Simon, mais la situation s’est rapidement améliorée. Le lundi 12 octobre 2026, la ville s’est réveillée sous un ciel dégagé traversé par un arc-en-ciel, signe que l’ouragan s’éloignait. Les vagues continuaient de déferler avec force sur la promenade du bord de mer, mais les résidents pouvaient déjà reprendre une activité normale, comme faire de l’exercice. Les autorités ont expliqué que les vents avaient faibli en touchant des reliefs montagneux, réduisant ainsi l’intensité des dégâts. Cette atténuation est fréquente lorsque les ouragans rencontrent des obstacles naturels, qui freinent leur progression.
Bien que Simon s’éloigne actuellement des côtes mexicaines, il pourrait revenir frapper une nouvelle région mercredi soir. Selon le Centre national des ouragans des États-Unis (NHC), l’ouragan devrait toucher terre dans l’État de Sinaloa, plus au nord, en tant que catégorie 1. À ce stade, les vents souffleraient entre 119 et 153 km/h, ce qui reste dangereux mais moins destructeur qu’en catégorie 3. La coordinatrice nationale de la Protection civile mexicaine, Laura Velázquez, a confirmé que Mazatlán, une ville portuaire du Sinaloa, serait probablement la plus touchée. Les autorités appellent la population à rester vigilante et à suivre les consignes de sécurité.
Le phénomène *El Niño*, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux du Pacifique, est en partie responsable de l’intensité de la saison cyclonique actuelle dans cette région. *El Niño* modifie les courants marins et atmosphériques, favorisant la formation de cyclones plus puissants et plus fréquents. Cette année, son épisode est décrit comme « très forte intensité » par l’Organisation météorologique mondiale (*OMM*). Les scientifiques soulignent que ce réchauffement des océans alimente l’énergie des ouragans, les rendant plus destructeurs. Cette situation illustre comment les variations climatiques naturelles peuvent amplifier les risques naturels pour les populations côtières.

