Dans le sud de l’Iran, un été chamboulé par le retour de la guerre
Nuits sans sommeil, coupures d’électricité, pénurie de carburant, axes routiers endommagés : les habitants des zones côtières bombardées par les États-Unis subissent de plein fouet la reprise des affrontements, raconte le site iranien en exil “Radio Farda”..
Depuis fin juin 2026, les États-Unis et l’Iran échangent des frappes aériennes, principalement dans le sud de l’Iran. Ces attaques, qui visent des ports, des navires et des bateaux de pêche, ont débuté fin juin et sont devenues quotidiennes depuis douze jours. Les autorités iraniennes rapportent que ces bombardements ont causé la mort d’environ 50 personnes, dont des civils. Les causes de ce conflit ne font pas consensus : certains attribuent la responsabilité à l’Iran, d’autres à Washington. Cependant, les habitants des régions touchées, comme le Khouzistan, la province de Bouchehr et le Hormozgan, subissent directement les conséquences de ces frappes, sans se soucier des responsabilités politiques.
Les régions du sud de l’Iran, situées sur les côtes du Khouzistan, de la province de Bouchehr et du Hormozgan, bordant la mer d’Oman, sont particulièrement affectées. Ces zones, comme l’île de Qechm dans le détroit d’Ormuz, dépendent fortement du commerce maritime et de la pêche pour leur subsistance. Les frappes ont endommagé des ports, des navires et des bateaux de pêche, perturbant gravement l’économie locale. Par exemple, des habitants rapportent que de nombreux bateaux ont été coulés ou brûlés, entraînant la perte de moyens de vie et de vies humaines. Ces régions sont également connues pour leur climat chaud, avec des températures atteignant 41 °C, aggravant les conditions de vie sans électricité ni carburant.
Les frappes ont eu un impact humain dramatique. Selon les autorités iraniennes, environ 50 personnes, dont des civils, ont perdu la vie depuis le début des attaques. Les habitants décrivent des scènes de détresse, comme des bateaux de pêche coulés ou incendiés, avec des pertes financières mais aussi des pertes humaines. Un habitant cité dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux évoque non seulement la destruction de moyens de subsistance, mais aussi la perte de vies humaines, soulignant l’ampleur de la tragédie. Les conditions de vie sont rendues encore plus difficiles par les températures élevées, l’absence d’électricité et de carburant, rendant la situation insupportable pour les populations locales.
La vie des habitants du sud de l’Iran repose en grande partie sur les ressources marines. La pêche et le commerce maritime sont des activités essentielles pour leur survie économique. Les frappes ont perturbé ces activités en endommageant des bateaux, des ports et des infrastructures, rendant impossible la poursuite de ces métiers. Les habitants, comme les pêcheurs et les marins, voient leurs moyens de subsistance anéantis. Sans électricité ni carburant, les conditions de vie deviennent précaires, et la survie quotidienne est menacée. Cette dépendance économique rend les populations particulièrement vulnérables aux conflits et aux perturbations extérieures.
Les températures élevées, pouvant atteindre 41 °C, aggravent les difficultés rencontrées par les populations locales. Sans électricité, les habitants ne peuvent pas utiliser de ventilateurs ou de climatiseurs, rendant les conditions de vie encore plus insupportables. Les frappes ont également endommagé les infrastructures électriques, privant les habitants d’un accès à l’électricité essentiel pour leur confort et leur santé. Dans un climat aussi chaud, l’absence d’électricité et de moyens de rafraîchissement peut avoir des conséquences graves sur la santé, notamment pour les personnes âgées ou vulnérables.

