Salarié cadre en arrêt maladie avec maintien de l'employeur et IJSS subrogées en 2026
Bulletin de base d’un salarié cadre, en arrêt maladie et bénéficiant des dispositions légales de maintien de salaire et IJSS subrogées en 2026..
En 2026, un salarié cadre en arrêt maladie peut bénéficier d’un maintien de salaire par son employeur, complété par des Indemnités Journalières de Sécurité Sociale (IJSS) subrogées. Ce mécanisme permet à l’employeur de percevoir directement les IJSS versées par la Sécurité Sociale pour le compte du salarié, afin de compenser partiellement la perte de revenus due à l’arrêt de travail. Les IJSS sont des prestations versées par l’Assurance Maladie pour couvrir une partie du salaire en cas d’incapacité temporaire de travail, sous conditions médicales et administratives. Le maintien de salaire par l’employeur est une obligation légale ou conventionnelle, souvent prévue par la convention collective ou le contrat de travail. Dans cet exemple, l’entreprise compte 100 salariés, avec un taux d’accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP) de 1,50 % et un taux de cotisations sociales légalement obligatoires en 2026.
L’entreprise propose une prévoyance collective et obligatoire pour ses salariés cadres, avec une répartition des cotisations de 3 % pour la part patronale et 1 % pour la part salariale, appliquées sur les tranches 1 et 2 du salaire. La tranche 1 correspond aux revenus inférieurs au plafond de la Sécurité Sociale (3 862,80 € par mois en 2026), tandis que la tranche 2 couvre les revenus compris entre ce plafond et 4 fois ce montant. La prévoyance permet de compléter les IJSS en cas d’arrêt maladie, accident du travail ou maladie professionnelle. Par ailleurs, l’entreprise offre une mutuelle avec une participation patronale de 50 € et une participation salariale de 50 €, couvrant ainsi une partie des frais de santé non remboursés par l’Assurance Maladie.
Les IJSS subrogées désignent un processus où l’employeur avance le salaire du salarié en arrêt maladie, puis se fait rembourser par la Sécurité Sociale des indemnités journalières dues. Cela évite au salarié d’avancer les frais et simplifie les démarches administratives. Le montant des IJSS dépend du salaire de référence et de la durée de l’arrêt. En 2026, les IJSS sont calculées sur la base de 50 % du salaire journalier de base pour les arrêts de moins de 3 mois, puis 66,66 % au-delà, dans la limite d’un plafond. L’employeur, après avoir maintenu le salaire, déduit les IJSS perçues de sa propre indemnité, ce qui réduit son coût tout en garantissant au salarié une rémunération proche de son salaire habituel.
Le bulletin de paie commenté présenté dans l’article illustre un cas concret de salarié cadre en arrêt maladie avec maintien de salaire et IJSS subrogées. Il détaille les rubriques de l’entreprise, les cotisations sociales, la prévoyance et la mutuelle, ainsi que le calcul des indemnités. Par exemple, le taux de cotisations sociales légales obligatoires en 2026 est appliqué au salaire brut, tandis que les contributions de prévoyance et de mutuelle sont déduites du net à payer. Le bulletin montre comment l’employeur intègre les IJSS subrogées pour ajuster le salaire net versé au salarié, en tenant compte des exonérations et des prélèvements sociaux. Ce document sert de modèle pour les services de paie et les gestionnaires RH.
L’article renvoie vers des ressources complémentaires pour approfondir le sujet, comme des fiches pratiques sur la gestion des arrêts maladie en paie, des actualités sur les évolutions des IJSS, ou des outils de calcul pour les déclarations sociales (DSN). Par exemple, une fiche de 2024 explique comment traiter en paie un salarié en arrêt maladie avec des IJSS subrogées, tandis qu’une actualité de juin 2026 détaille les changements prévus au 1er septembre 2026 concernant les arrêts de travail et les IJSS. Ces outils sont conçus pour aider les professionnels RH et paie à appliquer correctement les règles en vigueur et à éviter les erreurs de calcul ou de déclaration.

