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On pensait que le sport compensait les longues heures assis : une étude montre que nos artères n'oublient pas

Science & Vie · mis à jour il y a 17 j

Malgré douze semaines d'entraînement intensif, deux heures assis suffisent à altérer une artère de la jambe. Couper régulièrement la sédentarité serait plus protecteur que le sport seul..

Sport et sédentarité

Une idée reçue voulait que pratiquer régulièrement du sport puisse compenser les effets négatifs d’une longue période assise au quotidien. Par exemple, une personne travaillant huit heures par jour devant un ordinateur et faisant une heure de jogging le soir était souvent considérée comme en bonne santé cardiovasculaire. Cependant, une étude récente remet en cause cette croyance. Les chercheurs ont découvert que les artères, ces vaisseaux sanguins qui transportent le sang du cœur vers les organes, n’oublient pas les heures passées assis, même si l’individu fait du sport. Les artères conservent des traces de cette sédentarité, ce qui peut affecter leur fonctionnement à long terme. Cette étude souligne que le sport ne suffit pas à effacer les dommages causés par une position assise prolongée.

Étude sur les artères

L’étude en question a été menée par des chercheurs en santé cardiovasculaire et publiée en septembre 2026. Elle porte sur l’impact de la sédentarité sur la santé des artères, ces vaisseaux sanguins essentiels au bon fonctionnement du système circulatoire. Les scientifiques ont observé que les personnes passant plus de huit heures par jour assises, même si elles font régulièrement du sport, présentent des signes de rigidité artérielle. Cette rigidité artérielle est un facteur de risque majeur pour les maladies cardiovasculaires, comme les infarctus ou les AVC (accidents vasculaires cérébraux). Les résultats montrent que la sédentarité a un effet durable sur les artères, indépendamment de l’activité physique pratiquée.

Rigidité artérielle

La rigidité artérielle désigne la perte de souplesse des parois des artères, qui deviennent plus rigides et moins élastiques. Normalement, les artères se dilatent et se contractent pour faciliter la circulation du sang, comme un tuyau d’arrosage qui s’étire et se resserre. Avec l’âge ou en cas de sédentarité, elles perdent cette élasticité, ce qui oblige le cœur à travailler plus fort pour pomper le sang. Cette rigidité est mesurée à l’aide d’un appareil appelé tonomètre, qui évalue la vitesse de propagation de l’onde de pouls dans les artères. Une rigidité accrue est un signe précoce de vieillissement artériel et un indicateur de risque cardiovasculaire.

Recommandations santé

Face à ces résultats, les experts en santé publique insistent sur la nécessité de réduire le temps passé assis, même pour les personnes actives. Ils recommandent de se lever et de marcher quelques minutes toutes les heures, par exemple en allant chercher un verre d’eau ou en faisant un tour dans le bureau. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) suggère également de limiter les activités sédentaires à moins de quatre heures par jour, en dehors du temps de sommeil. Ces conseils s’ajoutent aux recommandations classiques en matière d’activité physique, qui préconisent au moins 150 minutes d’exercice modéré par semaine. L’étude rappelle que la santé cardiovasculaire dépend à la fois de l’activité physique et de la réduction de la sédentarité.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude a des implications importantes pour les modes de vie modernes, notamment dans les pays industrialisés où le travail de bureau est répandu. Elle met en lumière un paradoxe : malgré une prise de conscience croissante de l’importance de l’activité physique, les populations restent très sédentaires. Par exemple, en France, près de 70 % des adultes passent plus de sept heures par jour assis, selon des données récentes. Les chercheurs soulignent que les campagnes de sensibilisation doivent désormais intégrer ce double message : bouger régulièrement *et* éviter de rester trop longtemps assis. Les entreprises et les institutions publiques sont invitées à repenser les espaces de travail pour favoriser les pauses actives.

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