NapseflowNapseflow
Culture

Colombie : les effets d'El Niño sur les cultures, notamment de café et de banane

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 3 j

Depuis plus d’un mois et demi, plusieurs villes colombiennes vivent déjà au rythme des coupures d’eau, de la sécheresse et parfois d’inondations torrentielles. Avec des conséquences dramatiques.

Phénomène El Niño

El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit dans l'océan Pacifique et qui perturbe les conditions météorologiques à l'échelle mondiale. En Colombie, il se manifeste par des périodes de sécheresse prolongée suivies d'inondations soudaines et violentes. Ce phénomène, attendu à partir de décembre 2026, aggrave les difficultés des agriculteurs en modifiant les cycles de pluie habituels. Par exemple, les mois de septembre, octobre et novembre, normalement pluvieux et propices à la récolte du café, deviennent secs, ce qui empêche les fruits de mûrir correctement. Les experts soulignent que ces perturbations sont irrégulières et difficiles à anticiper, rendant la gestion des cultures encore plus complexe.

Impact sur l'agriculture

Les cultures de café et de banane plantain sont particulièrement touchées par El Niño en Colombie. Juan David Ortiz, un agriculteur de la région d'Armenia, rapporte des pertes estimées à plus de 50 % pour la banane plantain en raison de la sécheresse. Le café, quant à lui, souffre du manque de pluie : les fruits restent petits et se détériorent avant d'atteindre leur taille normale. Pour limiter les dégâts, les agriculteurs ont dû adapter leurs pratiques, comme décaler les semis ou augmenter l'utilisation d'engrais. Cependant, ces mesures ne suffisent pas à compenser les effets du phénomène climatique, qui bouleverse les calendriers agricoles traditionnels.

Gestion de l'eau en crise

La Colombie fait face à une crise de l'eau sans précédent, avec des coupures programmées dans plusieurs villes, dont Medellín. Depuis quarante jours, une dizaine de quartiers de la ville subissent des restrictions, avec un objectif de réduire la consommation à 92 litres d'eau par logement. Léon Gépès, responsable de l'Acqueduc et des égouts d'EPM (Empresas Públicas de Medellín), explique que les économies réalisées grâce aux interruptions restent insuffisantes. Ces restrictions visent à constituer des réserves pour affronter la période la plus critique d'El Niño, prévue pour décembre 2026. La situation illustre les défis de la gestion de l'eau dans un contexte de changement climatique.

Réactions des agriculteurs

Les agriculteurs colombiens, comme Juan David Ortiz, doivent s'adapter rapidement aux nouvelles conditions climatiques. Ortiz gère deux exploitations où il cultive banane plantain, café, cacao, noix de macadamia et élève du bétail. Face à la sécheresse, il a installé des réservoirs supplémentaires pour les animaux et modifié les calendriers de semis. Malgré ces efforts, il anticipe une année difficile, avec des pertes importantes pour certaines cultures. Ces témoignages montrent comment les petits producteurs, souvent vulnérables, subissent de plein fouet les conséquences d'El Niño, sans toujours avoir les moyens de s'en protéger efficacement.

Ce que ça pourrait changer

Les perturbations causées par El Niño ont des répercussions économiques majeures en Colombie. La baisse de production de café et de banane, deux cultures majeures du pays, menace les revenus des agriculteurs et pourrait affecter les exportations. De plus, la rareté de l'eau dans les villes comme Medellín perturbe la vie quotidienne des habitants et les activités industrielles. Ces défis s'ajoutent à une situation déjà tendue, où les économies d'eau et les adaptations des pratiques agricoles deviennent indispensables pour limiter les pertes. Le phénomène rappelle l'importance de préparer les secteurs économiques aux aléas climatiques.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.