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☕️ L’iPhone d’Agnès Pannier-Runacher visé par un logiciel espion

Next.ink · mis à jour il y a 14 j

L’ancienne ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a été la cible d’une attaque via un logiciel espion. Politico a appris que l’actuelle députée Renaissance du Pas-de-Calais a déposé plainte fin septembre auprès de la DGSI après avoir reçu une alerte sur son iPhone.

Ancienne ministre ciblée

Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre de la Transition écologique et députée Renaissance du Pas-de-Calais, a été la cible d’une attaque via un logiciel espion sur son iPhone. Elle a déposé plainte fin septembre 2026 auprès de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), l’agence française chargée de la lutte contre le terrorisme et l’espionnage. Apple a alerté Agnès Pannier-Runacher le 13 août 2026 en lui indiquant que son appareil avait été ciblé par un « logiciel mercenaire ». Une notification similaire avait déjà été envoyée en mars et avril 2025 lorsqu’elle était encore ministre. Ces alertes concernaient uniquement ses appareils personnels, et non ses outils professionnels.

Logiciel espion non identifié

Les trois alertes reçues par Agnès Pannier-Runacher ont été regroupées dans une seule enquête ouverte par le parquet de Paris. Cependant, les enquêteurs n’ont pas encore identifié le logiciel espion utilisé. Ils écartent déjà la piste de Pegasus, un logiciel développé par l’entreprise israélienne NSO Group, souvent utilisé pour des cyberattaques ciblées. Apple précise que ces attaques étaient distinctes les unes des autres. Agnès Pannier-Runacher a déclaré au Monde que les premières analyses de ses appareils n’avaient pas confirmé d’infection, mais que la DGSI n’avait pas non plus confirmé l’absence de compromission à l’époque des alertes.

Fonctionnement des alertes

Un smartphone ciblé par un logiciel espion ne signifie pas automatiquement qu’il a été infecté. Apple envoie des notifications aux utilisateurs lorsqu’elle détecte une tentative d’intrusion, même si celle-ci échoue. Ces alertes visent à informer les utilisateurs de risques potentiels. Dans le cas d’Agnès Pannier-Runacher, les attaques ont été bloquées ou n’ont pas abouti, selon ses déclarations. La DGSI, qui enquête sur ces tentatives, n’a pas confirmé l’infection de ses appareils, mais la plainte déposée indique une volonté de clarifier ces incidents.

Ce que ça pourrait changer

L’affaire s’inscrit dans un contexte politique français marqué par des tensions autour de la cybersécurité et de l’espionnage. Agnès Pannier-Runacher, figure politique du Pas-de-Calais, a souligné que ces attaques visaient ses appareils personnels. L’enquête ouverte par le parquet de Paris regroupe les trois alertes, bien qu’elles correspondent à des attaques distinctes selon Apple. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’origine et les motivations de ces tentatives, sans pour l’instant identifier de responsable ou de logiciel précis.

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