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Culture

Les manifestations du 17 octobre s'annoncent nombreuses après l'appel citoyen à la mobilisation

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 20 j

"Gilets jaunes" et lycéens se sont donné rendez-vous cette après midi partout en France avec un mot d'ordre, la fin de la vie chère. Au moins 150 000 personnes sont attendues..

Appel à manifester

Plusieurs centaines de rassemblements sont prévus ce 17 octobre 2026 dans toute la France, à l’appel de différents groupes sociaux. Parmi les organisateurs figurent les Gilets jaunes, un mouvement né en 2018 contre la hausse des prix et les inégalités sociales, ainsi que des lycéens. D’autres acteurs comme les pompiers, les agriculteurs et les personnels de l’Éducation nationale devraient les rejoindre. Leurs revendications communes portent sur la vie chère (hausse générale des prix) et la réduction des budgets dans les services publics. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé aux préfets de préparer des interventions en cas de dégradations ou d’atteintes aux personnes et aux biens.

Nombre de manifestants attendus

Les autorités estiment que au moins 150 000 personnes participeront à ces manifestations. Ce chiffre illustre l’ampleur de la mobilisation, qui s’annonce donc massive. Les organisateurs espèrent même un nombre bien supérieur, reflétant une colère sociale qui pourrait s’étendre au-delà des groupes initialement mobilisés. Les rassemblements auront lieu dans l’après-midi, avec une forte présence attendue dans les grandes villes comme Paris.

Revendications communes

Les manifestants dénoncent principalement deux problèmes : la vie chère, c’est-à-dire l’augmentation des prix des biens essentiels comme l’alimentation, l’énergie ou les loyers, et la baisse des budgets publics. Cette dernière touche notamment les services publics tels que les hôpitaux, les écoles ou les transports, où les moyens financiers se réduisent. Les personnels de santé, d’éducation ou les pompiers, souvent en première ligne, expriment leur mécontentement face à des conditions de travail dégradées et un manque de moyens. Les agriculteurs, quant à eux, subissent des coûts de production élevés et des revenus insuffisants.

Contexte politique et social

Cette mobilisation s’inscrit dans un climat social tendu, marqué par une anxiété croissante chez les jeunes. Une étude britannique de l’Oxford Scholastica révèle que les jeunes Français seraient les plus pessimistes d’Europe quant à leur avenir. Ce sentiment de désillusion s’ajoute aux frustrations économiques et sociales, alimentant la colère des manifestants. Les lycéens, en particulier, expriment leur inquiétude face à un avenir incertain, notamment en matière d’emploi et de pouvoir d’achat. Leur participation à ces manifestations reflète cette préoccupation.

Ce que ça pourrait changer

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a adopté une position ferme en demandant aux préfets de se préparer à des *déblocages* (interventions pour lever les blocages routiers ou urbains) et à des interventions systématiques en cas d’atteintes aux personnes ou aux biens. Cette consigne vise à éviter les débordements tout en garantissant le droit de manifester. Les autorités locales sont donc appelées à surveiller de près les rassemblements et à intervenir rapidement si nécessaire. Cette approche reflète une volonté de concilier liberté de manifester et maintien de l’ordre public.

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