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L’Iran met en garde les pays du Golfe contre toute aide aux États-Unis

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 12 j

Les Émirats arabes unis ont accusé l'Iran d'avoir tiré deux missiles visant « la navigation maritime »..

Tensions accrues au Golfe

L’Iran a lancé un avertissement solennel aux pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn) après la suspension des échanges commerciaux entre les Émirats et Téhéran. Le général iranien Ali Abdollahi a menacé ces États de considérer toute aide logistique ou militaire apportée aux États-Unis comme une participation directe aux opérations américaines contre l’Iran. Il a souligné que des avions ravitailleurs et militaires américains ne pourraient stationner sur leurs bases sans leur accord explicite. Ces déclarations interviennent dans un contexte de montée des tensions régionales, où l’Iran accuse régulièrement ses voisins de soutenir Washington, notamment après des frappes attribuées à Israël et aux États-Unis contre des cibles iraniennes le 28 février. Les pays du Golfe, qui abritent des bases militaires américaines, ont jusqu’ici démenti toute implication dans ces attaques.

Blocus et riposte iranienne

En réponse à l’attaque américano-israélienne du 28 février, l’Iran a riposté en verrouillant le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite près du tiers du pétrole mondial. Téhéran a également imposé un blocus aux ports iraniens, tandis que les États-Unis ont fait de même avec les ports du pays. Malgré une récente accalmie apparente, les tensions restent vives six mois après le début du conflit. Les Émirats arabes unis ont accusé l’Iran d’avoir tiré deux missiles balistiques en direction de leur espace maritime, une accusation rejetée par Téhéran. Ces événements ont poussé les Émirats à suspendre tous leurs échanges commerciaux et transactions financières avec l’Iran, mettant fin à une relation économique majeure entre les deux pays, qui partagent des liens culturels et historiques forts.

Diplomatie en impasse

Les négociations entre les États-Unis et l’Iran sont actuellement au point mort. Donald Trump a confirmé sur son réseau Truth Social qu’aucune discussion n’était prévue avec Téhéran, malgré des déclarations contradictoires de son équipe. Le blocus naval américain reste en vigueur, et le détroit d’Ormuz, bien que techniquement ouvert, voit son trafic fortement réduit. Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a conditionné la réouverture du détroit à la levée du blocus naval, au déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger, à la fin de l’embargo pétrolier américain et à l’arrêt des opérations militaires sur tous les fronts. Ces exigences s’inscrivent dans le cadre d’un protocole d’accord signé en juin, qui prévoyait une trêve de 60 jours mais a été rompu en juillet par la reprise des hostilités.

Ce que ça pourrait changer

L’Iran cherche à renforcer sa position dans la région en discutant avec Oman, un pays riverain du détroit d’Ormuz, de la future gestion de cette voie maritime. Téhéran souhaite imposer des frais de navigation pour les navires traversant le détroit, une mesure refusée par les États-Unis et certains pays du Golfe. Parallèlement, l’Iran cible les navires qui traversent le détroit sans autorisation, tout en dénonçant l’ingérence étrangère dans la région. Aux États-Unis, le secrétaire d’État Marco Rubio a discuté avec le conseiller à la sécurité nationale émirati Tahnoun ben Zayed al-Nahyane de la coordination pour contrer l’influence iranienne et ses groupes armés alliés. En Irak, l’Iran et les États-Unis s’affrontent indirectement via des factions armées soutenues par Téhéran.

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