L’Europe a augmenté ses importations de gaz russe avant l’interdiction totale
Au premier semestre 2026, l’Union européenne a importé la quasi-totalité du gaz naturel liquéfié de l’usine de Yamal, en Sibérie, le plus gros producteur de gaz en Russie, avant l’entrée en vigueur en 2027 du nouveau régime, plus sévère, de sanctions..
Au premier semestre 2026, l’Europe a importé une quantité record de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Russie, malgré les tensions géopolitiques liées à la guerre en Ukraine. Selon le Financial Times, l’Union européenne (UE) a acheté 9,89 millions de tonnes de GNL russe, soit une hausse de 18 % par rapport à la même période en 2025. Cette augmentation concerne principalement l’usine de Yamal LNG, située en Sibérie, qui est le plus grand producteur de GNL en Russie. Cette usine, inaugurée en 2017, est détenue majoritairement par des entreprises russes, mais inclut aussi des partenaires internationaux comme TotalEnergies. Les achats européens représentent 18 % de la production totale de cette usine, soulignant l’importance de l’Europe dans le financement de l’industrie énergétique russe.
Trois pays européens ont été les principaux importateurs de GNL russe au premier semestre 2026 : la France avec 3,6 millions de tonnes, la Belgique avec 2,9 millions de tonnes et l’Espagne avec 2,7 millions de tonnes. Ces achats ont représenté une facture totale estimée à 6 milliards d’euros pour l’Europe, selon l’association environnementale allemande Urgewald. Ces importations s’inscrivent dans un contexte où l’Europe cherche à réduire sa dépendance aux énergies fossiles russes, mais où le gaz reste encore un enjeu majeur. En 2025, le gaz russe représentait 13 % des importations de gaz de l’UE, malgré les sanctions imposées depuis le début de la guerre en Ukraine.
L’Europe a décidé d’interdire totalement l’importation de gaz russe à partir du début de l’année 2027, dans le cadre de nouvelles sanctions visant à affaiblir l’économie russe. Cependant, une période de transition est prévue pour permettre aux pays de l’UE de diversifier leurs approvisionnements en gaz. Pendant cette période, les États membres doivent soumettre des plans nationaux pour réduire leur dépendance au gaz russe. Malgré ces mesures, les importations de GNL russe ont continué d’augmenter au premier semestre 2026, reflétant la difficulté pour l’Europe de se passer rapidement de cette source d’énergie. Le pétrole russe, en revanche, a vu ses importations chuter à seulement 3 % du total en 2025, en raison des sanctions plus strictes appliquées dans ce secteur.
L’usine de *Yamal LNG*, située en Sibérie, est au cœur de cette dynamique. Inaugurée en 2017 par le président russe Vladimir Poutine, elle est le plus grand site de production de *gaz naturel liquéfié* (GNL) en Russie. Ce gaz est transporté sous forme liquide à très basse température, ce qui facilite son exportation par bateau. L’usine est détenue majoritairement par des entreprises russes, mais des partenaires internationaux comme *TotalEnergies* y participent. Son rôle est stratégique pour l’économie russe, car elle permet de vendre du gaz à l’international, y compris en Europe, malgré les tensions géopolitiques. Les revenus générés par ces exportations contribuent à financer l’industrie énergétique russe, y compris pendant la guerre en Ukraine.

