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Droit

Portrait d'étudiante en Droit : Soleima, diplômée en Master 2 droit des activités spatiales et des télécommunications à Paris-Saclay.

Village Justice · mis à jour il y a 6 j

Toujours à l'écoute de la communauté juridique, le Village de la Justice a recueilli, façon micro-trottoir, des témoignages d'étudiants en Droit afin de connaître leur ressenti sur leur quotidien et pour qu'ils puissent partager leur expérience universitaire. Si vous aussi, vous souhaitez témoigner, adressez-vous à :-) Bonjour, je me présente, Soleima Abderrahmani, étudiante en Droit .

Parcours académique

Soleima Abderrahmani a suivi un parcours universitaire en droit marqué par plusieurs étapes clés. Après une Licence de droit public obtenue à l’Université Grenoble-Alpes, elle a complété sa formation par un Diplôme Universitaire (DU) en droit civil et des affaires, puis un Master 1 en droit international, toujours à Grenoble. Elle a ensuite intégré l’Université Paris-Saclay pour un Master 2 en droit des activités spatiales et des télécommunications, spécialité qu’elle a choisie pour son caractère transversal et son lien avec le droit international et européen. Ce Master 2 a été réalisé en alternance, une formule qui combine cours théoriques et expérience professionnelle en entreprise ou institution.

Choix de spécialisation

Soleima s’est orientée vers le droit des activités spatiales et des télécommunications en raison de son attrait pour les domaines juridiques à l’intersection du droit public et du droit privé. Ces spécialités, considérées comme niches, incluent des matières comme la protection des données personnelles, la cybersécurité, l’intelligence artificielle (IA) et les télécommunications. Le droit spatial, quant à lui, régit les activités liées à l’exploration et à l’exploitation de l’espace, tandis que le droit des télécommunications encadre les réseaux et services de communication. Ces domaines sont en forte croissance, notamment avec l’essor des technologies numériques et des missions spatiales privées.

Motivations initiales

L’intérêt de Soleima pour le droit remonte à son adolescence, influencée par des séries policières, des émissions sur les tribunaux et le droit pénal. À cette époque, elle envisageait une carrière dans l’administration pénitentiaire, un secteur public chargé de la gestion des établissements de détention et de la réinsertion des détenus. Cependant, son parcours l’a progressivement dirigée vers des spécialités juridiques plus techniques et moins pénales, reflétant une évolution naturelle de ses centres d’intérêt.

Avis sur les études de droit

Soleima considère que les études de droit offrent une grande variété de matières et de débouchés professionnels, loin de l’image réductrice du pénal souvent véhiculée par les médias. Elle souligne que le droit est un domaine vaste, composé de nombreuses spécialités comme le droit des affaires, le droit international ou encore le droit de l’environnement. En revanche, elle critique le manque de professionnalisation des premières années, où les stages ne sont obligatoires qu’en Master 2 et où les études restent très théoriques. Ce manque d’expérience peut rendre l’insertion professionnelle difficile. Heureusement, l’alternance, longtemps rare en droit, se démocratise progressivement dans les Masters, offrant une solution pour acquérir une expérience concrète.

Conseils pour les futurs étudiants

Soleima encourage les futurs étudiants en droit à ne pas se décourager face à la difficulté apparente de cette discipline. Elle explique que les débuts peuvent sembler ardus, notamment en raison de la complexité des décisions de justice et du volume de connaissances à assimiler. Cependant, elle insiste sur le fait que ces études permettent un développement intellectuel important et offrent de nombreuses opportunités professionnelles. Elle recommande de prendre le temps d’explorer les différentes spécialités du droit avant de faire un choix définitif et de ne pas hésiter à s’investir pleinement dans son travail, même si les premiers mois sont difficiles.

Ce que ça pourrait changer

Selon Soleima, trois qualités sont indispensables pour réussir en droit : la motivation, la rigueur et l’esprit de synthèse. La motivation est essentielle pour persévérer face à la charge de travail et à la complexité des matières. La rigueur est nécessaire pour analyser des textes juridiques précis et respecter les procédures. Enfin, l’esprit de synthèse permet de résumer des concepts complexes, de structurer des arguments et de rendre accessibles des notions techniques, une compétence particulièrement utile dans des domaines comme le droit spatial ou le droit du numérique.

Sujets complémentaires

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