Le PQ, le PLQ et QS s’accordent sur comment améliorer la santé mentale
Reste à voir les sommes qu’ils s’engageront à y consacrer, que les trois candidats n’ont pas pu préciser dans un débat..
Le Parti québécois (PQ), le Parti libéral du Québec (PLQ) et Québec solidaire (QS) se sont mis d’accord sur plusieurs mesures pour améliorer la santé mentale de la population québécoise lors d’un débat organisé le 8 septembre 2026 par la Coalition communautaire en santé mentale. Ces trois partis ont convergé sur trois axes principaux : augmenter le financement des organismes communautaires spécialisés, renforcer les actions de prévention et améliorer les conditions de vie, notamment en développant l’offre de logements abordables. Cependant, aucun des trois candidats présents n’a pu préciser le montant exact des budgets qu’ils consacreraient à ces mesures, car leurs cadres financiers détaillés n’ont pas encore été publiés. La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti conservateur du Québec (PCQ) n’ont pas participé à ce débat.
Les trois partis ont souligné la nécessité de transformer le financement des organismes communautaires en santé mentale. Actuellement, ces organismes dépendent souvent de subventions ponctuelles, limitées dans le temps (un an, deux ans ou trois ans), ce qui les rend vulnérables à l’arrêt brutal des financements. Selon la libérale Elisabeth Prass, cette situation empêche les projets de se pérenniser, même s’ils sont efficaces. Les trois candidats ont proposé de baser le soutien financier sur la mission globale de ces organismes plutôt que sur des projets spécifiques et temporaires. Le solidaire David Poulin-Latulippe a évoqué des investissements « massifs » dans ce secteur, tandis que la péquiste Camille Pellerin-Forget a critiqué le fardeau bureaucratique imposé aux organismes, qui complique leur travail quotidien.
Lors du débat, les trois candidats ont critiqué certaines mesures récentes du gouvernement sortant, dirigé par la première ministre Christine Fréchette. La libérale Elisabeth Prass a proposé d’évaluer l’efficacité du réseau Aires ouvertes, un ensemble de 48 cliniques de proximité gratuites déployées depuis 2018 par la CAQ pour offrir des services de santé mentale et sexuelle aux jeunes de 12 à 25 ans. Elle s’est interrogée sur d’éventuels doublons dans les services ou sur des méthodes plus efficaces pour rejoindre les jeunes, comme des interventions directement dans les écoles. La péquiste Camille Pellerin-Forget a également critiqué une mesure fiscale récente : l’abolition de la taxe de vente du Québec (TVQ) sur certains produits d’épicerie, annoncée en mai 2026. Cette mesure prive l’État de 100 millions de dollars de recettes annuelles, selon elle. Le PQ propose de revenir sur cette abolition et de réaffecter ces 100 millions aux banques alimentaires, un lien direct avec la santé mentale, car l’accès à une alimentation suffisante est un facteur clé de bien-être.
La Coalition avenir Québec (CAQ), qui n’a pas participé au débat, a réagi aux critiques en défendant son bilan. Elle affirme avoir investi massivement depuis 2018 pour protéger les Québécois les plus vulnérables, citant notamment le réseau **Aires ouvertes** comme un « succès majeur ». Selon la CAQ, ce réseau représente un engagement financier sans précédent pour répondre aux besoins en santé mentale. Le Parti conservateur du Québec (PCQ), également absent du débat, a indiqué qu’il dévoilera ses propositions en matière de santé mentale plus tard dans la campagne électorale. Aucune des deux formations n’a précisé de montant ou de mesure concrète à ce stade.

