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Culture

François Samuelson, Monsieur Dix pour cent 3/5 : L’Amérique

France Culture - Savoirs · mis à jour 30 sept.

François Samuelson a, par le biais de sa famille, connu les États-Unis enfant. Jeune adulte, attiré par une amoureuse, une scène musicale et un auteur qu’il rêve de rencontrer, il s’y rend pour y vivre, sans aucun projet professionnel et sans savoir qu’il y découvrira un métier..

Enfance américaine

François Samuelson découvre les États-Unis dès son enfance grâce à sa famille. Cette exposition précoce aux États-Unis marque le début d’une fascination durable pour ce pays. Plus tard, attiré par une relation amoureuse, une scène musicale vibrante et l’œuvre d’un auteur qu’il admire, il décide de s’y installer. À cette époque, il n’a ni projet professionnel précis ni idée de ce que l’avenir lui réserve. Ce départ s’apparente davantage à une quête personnelle qu’à une stratégie de carrière. Cette expérience américaine sera déterminante, car elle lui permettra de découvrir un métier inattendu : celui d’agent littéraire et artistique.

Rencontre avec Truman Capote

Lors de son séjour aux États-Unis, François Samuelson ose approcher l’écrivain Truman Capote, une figure majeure de la littérature américaine. Cette rencontre fortuite lui ouvre les portes d’Alan Schwartz, l’avocat et agent littéraire de Capote. Ce dernier lui explique alors le rôle d’un agent littéraire, qu’il décrit comme un impresario pour les écrivains. Cette définition, nouvelle pour Samuelson, lui révèle l’existence d’un métier où l’on défend et promeut les intérêts des auteurs. Cette prise de conscience sera le déclic qui orientera sa carrière future.

Découverte d’un marché littéraire

François Samuelson constate rapidement que les écrivains français sont très peu traduits et diffusés aux États-Unis. Parmi eux, Albert Camus reste l’un des rares auteurs français encore présent dans les bibliothèques américaines. Cette situation lui apparaît comme une opportunité à saisir : il identifie un marché quasi inexploité où les livres français pourraient trouver leur place. Cette observation le pousse à imaginer une structure dédiée à la promotion de la littérature française outre-Atlantique, un projet qui n’existe pas encore à l’époque.

Ce que ça pourrait changer

En 1979, François Samuelson propose à la Direction du Livre en France de monter une structure à New York pour représenter les éditeurs français. Son objectif est de faciliter la vente de droits de traduction et de diffusion des livres français aux éditeurs américains. Pendant sept ans, il y travaille avec succès, vendant près de 300 livres français. Cette initiative lui permet non seulement de contribuer à la diffusion de la littérature française aux États-Unis, mais aussi de développer une expertise unique dans ce domaine, tout en construisant une vie personnelle avec sa famille.

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