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33 % des Français ont été à découvert cette année : les coupables sont connus

Presse-Citron · mis à jour il y a 6 j

Un constat alarmant révélé par une nouvelle étude..

Un tiers des Français concernés

Une étude menée par YouGov France pour MoneyVox révèle que 33 % des Français ont été à découvert bancaire au cours de l’année 2026. Ce chiffre est stable par rapport à 2025, où 31 % des sondés avaient connu cette situation. Le découvert bancaire désigne une situation où un compte bancaire affiche un solde négatif, c’est-à-dire que le titulaire a dépensé plus d’argent qu’il n’en possède sur son compte. Les banques autorisent généralement cette pratique, mais elle peut entraîner des frais élevés si elle n’est pas maîtrisée. Les personnes les plus touchées sont celles sans emploi, les catégories sociales modestes et les foyers avec enfants, tandis que les retraités sont moins concernés que la moyenne.

Causes principales identifiées

Parmi les raisons évoquées par les sondés pour expliquer leur passage à découvert, plus de la moitié citent une situation financière difficile, en hausse sensible en raison du retour de l’inflation. L’inflation correspond à la hausse générale des prix des biens et services, ce qui réduit le pouvoir d’achat des ménages. Les dépenses imprévues représentent également une cause majeure. À l’inverse, les cas de mauvaise gestion du compte bancaire reculent, passant de 27 % à 18 % en un an. Les montants des découverts restent globalement modérés : 45 % des découverts sont inférieurs à 200 € et seulement 5 % dépassent 1 000 €. La fréquence des découverts diminue également, avec 20 % des Français concernés chaque mois contre 25 % un an plus tôt.

Accès réduit au découvert

L’étude révèle que l’accès aux autorisations de découvert se réduit, notamment chez les 18-24 ans : un tiers d’entre eux n’y a plus droit. Cette tendance s’explique par deux facteurs principaux. D’une part, les néobanques (banques en ligne comme Revolut, N26 ou BforBank) et certaines banques traditionnelles excluent désormais le découvert de leurs offres. D’autre part, les établissements bancaires durcissent leurs critères d’octroi pour les clients fragiles. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où les banques doivent effectuer une analyse de solvabilité pour tout découvert supérieur ou égal à 200 € depuis 2026. À partir du 20 novembre 2026, ces contrôles seront encore plus stricts.

Solutions de secours limitées

Face à ces difficultés de trésorerie, les Français adoptent des solutions alternatives. Selon une étude de la société Rosaly, 41 % des sondés se tournent vers un proche pour obtenir une aide financière, tandis que 39 % privilégient l’acompte sur salaire. L’acompte sur salaire permet de percevoir une partie de son salaire avant la date habituelle de versement, souvent en cas de besoin urgent. Ce recours est en forte hausse : 35 % des salariés demandent au moins un acompte chaque mois en 2026, contre 28 % en 2024, soit une augmentation de 25 %. Les avances sur salaire, moins fréquentes, concernent 8 % des sondés. Ces tensions de trésorerie peuvent aggraver le risque de surendettement, une situation où une personne ne peut plus rembourser ses dettes.

Ce que ça pourrait changer

La règle du découvert autorisé automatiquement doit évoluer en France à partir du 20 novembre 2026. Actuellement, les banques doivent analyser la solvabilité des clients pour tout découvert égal ou supérieur à 200 €. À partir de cette date, ces contrôles seront élargis et détaillés, rendant l’accès au découvert encore plus difficile. Si cette mesure vise à protéger les consommateurs contre le surendettement, elle suscite des débats. Certains y voient une avancée nécessaire pour limiter les risques financiers, tandis que d’autres craignent qu’elle ne pénalise davantage les ménages déjà en difficulté. Les montants des découverts restent globalement modérés, mais leur fréquence et leur gestion nécessitent une attention particulière.

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