JO 76 : Le message lu par la reine avait été dactylographié... sur un carton de bas nylon
Secrétaire du comité organisateur, Claudette Bélisle s'est débrouillée avec les moyens du bord..
Le 17 juillet 1976, la reine Élisabeth II a officiellement ouvert les Jeux olympiques de Montréal en lisant un texte solennel. Ce message, habituellement imprimé sur un support rigide, avait été dactylographié sur des cartons d’emballage de bas-culottes en nylon. Cette révélation, longtemps tenue secrète, a été confirmée 50 ans plus tard par Claudette Bélisle, une secrétaire québécoise de 20 ans qui travaillait pour le comité organisateur. Environ un demi-milliard de téléspectateurs ont assisté à la cérémonie en direct, ce qui souligne l’importance protocolaire de ce texte. Les Jeux de Montréal étaient les premiers organisés au Canada, et leur préparation avait été marquée par des retards dans la construction du stade olympique, ajoutant une pression supplémentaire sur les organisateurs.
Claudette Bélisle, employée du comité organisateur, avait pour mission de préparer le texte que la reine devait lire. Elle craignait que les feuilles de papier classiques, trop légères, ne s’envolent ou ne se froissent sous les projecteurs ou dans le stade, où le toit n’était pas encore terminé. Pour éviter ce risque, elle a cherché un support plus rigide. Dans son tiroir, elle a trouvé des cartons d’emballage de bas-culottes, une mode émergente dans les années 1970. Ces emballages, en plastique scellé et enroulés sur un carton blanc, offraient une surface plane et stable pour la dactylographie. Elle a ainsi utilisé ces cartons pour taper le texte en français et en anglais, une tâche inhabituelle pour une employée de soutien.
Malgré son professionnalisme, Claudette Bélisle a commis une faute d’orthographe en écrivant *
Le texte lu par la reine lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques est un élément clé du protocole. Il marque officiellement le début de l’événement et est généralement préparé avec le plus grand soin. Dans ce cas, le support utilisé, bien que surprenant, a permis de respecter les exigences de stabilité et de présentation. Le Comité international olympique (CIO) et les organisateurs locaux veillent à ce que chaque aspect de la cérémonie soit irréprochable, malgré les imprévus. Cette anecdote montre comment l’improvisation et la débrouillardise ont parfois leur place, même dans des événements aussi structurés que les Jeux olympiques.
Les cartons d’emballage de bas-culottes utilisés par Claudette Bélisle reflètent une époque où les bas-culottes, des collants sans couture, étaient un produit nouveau et pratique. Vendus dans des sachets en plastique scellés, ces emballages étaient faciles à stocker et à transporter. Claudette en gardait toujours quelques-uns dans son bureau, non seulement pour des raisons professionnelles, mais aussi pour son apparence personnelle. Cette anecdote lie ainsi la reine Élisabeth II et une Montréalaise ordinaire par un objet du quotidien, symbolisant l’accessibilité et l’humanité derrière un événement mondial. Aujourd’hui, Claudette Bélisle, âgée de 70 ans, reste fière de son rôle dans l’organisation des Jeux de 1976.

