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Moins de films, de séries et de football : France Télévisions prépare une année 2027 au régime avec 90 millions d’euros d’économie

Presse-Citron · mis à jour il y a 2 j

Parmi les importantes coupes budgétaires, France Télévisions pourrait renoncer aux droits de la Coupe de France, qu’elle diffuse en clair depuis 2006. La présidente du groupe Delphine Ernotte Cunci tire la sonnette d’alarme ce vendredi 18 septembre..

Budget 2027 en baisse

France Télévisions anticipe une année 2027 marquée par des économies importantes, avec un budget réduit de 90 millions d’euros par rapport à 2026. Cette baisse s’explique principalement par la diminution des dotations de l’État, qui passent de 2,37 milliards d’euros en 2026 à un montant inférieur en 2027. En réalité, la baisse des dotations de l’État n’est que de 47 millions d’euros, mais s’ajoute à une réduction de 20 millions d’euros des ressources publicitaires, en raison de la concurrence accrue des médias en ligne. La présidente du groupe, Delphine Ernotte Cunci, alerte sur la nécessité de réduire les coûts partout, sans épargner aucun domaine, pour préserver l’équilibre financier de l’entreprise.

Football en danger

Le sport, et notamment le football, pourrait être le premier secteur touché par ces économies. France Télévisions envisage de ne pas renouveler certains droits sportifs, comme ceux de la Coupe de France de football, qu’elle diffuse en clair (gratuitement pour les téléspectateurs) depuis 2006. Le groupe a proposé de diviser par deux le budget annuel alloué à cette compétition, passant de 8 millions d’euros à 4 millions d’euros. Jusqu’à présent, France Télévisions ne diffusait déjà qu’un seul match par tour à partir des 32e de finale, le reste étant couvert par la chaîne BeIn Sports. Cette renégociation reflète une stratégie globale de réduction des dépenses dans le domaine sportif.

Réduction des investissements culturels

Les économies toucheront également la création de contenus originaux, comme les films et séries. Le budget alloué à ces productions passera de 440 millions d’euros en 2026 à 380 millions d’euros en 2027, soit une baisse de 60 millions d’euros. Delphine Ernotte Cunci met en garde contre les conséquences de cette réduction, soulignant que l’industrie culturelle française emploie plus de personnes que l’industrie automobile. Elle craint aussi que cette situation ne profite aux plateformes étrangères, comme les géants américains ou chinois, qui imposent leurs propres modèles de création et de diffusion. La dirigeante appelle à une vigilance collective pour protéger ce secteur.

Ce que ça pourrait changer

Ces mesures s’inscrivent dans un contexte économique difficile pour France Télévisions, où les recettes traditionnelles (dotations de l’État et publicité) diminuent. La baisse des dotations de l’État, déjà de 80 millions d’euros en 2026, se poursuit en 2027, obligeant le groupe à revoir ses priorités. Delphine Ernotte Cunci utilise des comparaisons fortes pour illustrer l’importance de ces économies, comme celle de l’*externalisation de l’acier*, et met en avant le risque de voir la culture française dominée par des modèles étrangers. Ces décisions pourraient avoir des répercussions sur l’emploi et la diversité des programmes proposés aux téléspectateurs.

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