La France insoumise critiquée pour avoir interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble
Barbara Butch privée de concert samedi à Grenoble. Le spectacle de la DJ a été interrompue par des militants propalestiniens soutenus par LFI.
Samedi 19 juillet 2026, le concert de la DJ Barbara Butch à Grenoble a été interrompu par des militants pro-palestiniens. Ces derniers, soutenus par des membres locaux de La France insoumise (LFI), ont empêché l’artiste de terminer son spectacle. La mairie de Grenoble, organisatrice de l’événement, a annoncé porter plainte, évoquant des jets de bouteilles en verre sur la scène. De son côté, l’élu insoumis grenoblois Allan Brunon conteste cette version des faits. Barbara Butch, figure LGBT et juive, était déjà la cible d’un boycott depuis deux mois, après avoir signé une tribune appelant à une loi contre les nouvelles formes d’antisémitisme.
Barbara Butch, DJ connue pour ses performances lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris en 2024, est depuis juin 2026 la cible d’un appel au boycott. Cette mobilisation fait suite à sa signature d’une tribune visant à lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme. Les militants pro-palestiniens lui reprochent également son soutien à Israël, bien que l’artiste se présente comme une défenseure des droits LGBT et des minorités. Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) dénonce une chasse aux artistes juifs ou engagés contre l’antisémitisme, tandis que l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) organise un concert de soutien à Barbara Butch devant le siège parisien de LFI.
L’interruption du concert a provoqué une vague de critiques contre LFI. L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a déclaré que l’antisémitisme de LFI est tout sauf résiduel, en référence aux militants ayant perturbé le spectacle. De son côté, le CRIF a demandé au ministère de la Culture un plan d’urgence pour lutter contre les boycotts ciblant des artistes en raison de leur origine ou de leurs engagements. Ces événements surviennent dans un contexte de tensions accrues autour de la question israélo-palestinienne en France, où les débats sur l’antisémitisme et la liberté d’expression sont particulièrement vifs.
En parallèle, l’Assemblée nationale examine ce lundi 20 juillet 2026 un projet de loi agricole controversé. Le texte, adopté en commission mixte paritaire, prévoit notamment la réintroduction de certains pesticides, comme l’*acétamipride*, malgré un large consensus scientifique contre cette substance. Une pétition hostile au texte a rassemblé deux millions de signatures, et le Conseil constitutionnel avait censuré sa réintroduction en 2025. Plusieurs associations, dont Greenpeace et France nature environnement, manifestent devant le Palais-Bourbon pour s’opposer au projet, jugé dangereux pour la santé et l’environnement.

