Jean-Luc Soulé : itinéraire oriental d'un diplomate philanthrope
L'ancien diplomate, grand voyageur, Jean-Luc Soulé, fondateur d'un festival de musique classique devenu une institution, évoque ses parcours géographiques en Europe orientale et au Proche-Orient, et son engagement pour le patrimoine..
Jean-Luc Soulé est un ancien diplomate et grand voyageur français, né en 1943, qui a mené une carrière riche et variée. Il a occupé des fonctions culturelles et diplomatiques en Hongrie, travaillé pendant cinq ans à l’Académie de France à Rome (la villa Médicis), et fondé il y a 43 ans, en 1983, le Festival du Périgord Noir en Dordogne, un événement devenu une institution majeure de la musique classique en France. Parallèlement, il a enseigné à Sciences Po Paris et s’est engagé dans des projets humanitaires, comme la plantation de vignes avec un jeune évêque syriaque de Diyarbakir, une ville du sud-est de la Turquie. Son parcours l’a conduit à voyager régulièrement entre l’Europe orientale, le Moyen-Orient et l’Afrique, où il s’est particulièrement intéressé aux régions reculées et aux cultures locales.
Le Festival du Périgord Noir, créé par Jean-Luc Soulé, est bien plus qu’un simple événement musical : il met en valeur le patrimoine local, notamment les abbayes et églises de la région. Ce festival, qui existe depuis 43 ans, est devenu une référence en France pour la musique classique et attire chaque année des milliers de spectateurs. Soulé y accorde une importance particulière à la préservation et à la mise en lumière du patrimoine périgourdin, en organisant des concerts dans des lieux historiques. Ce projet reflète sa conviction que la culture et l’art peuvent être des vecteurs de transmission et de dialogue entre les générations et les territoires.
Jean-Luc Soulé s’est également illustré par son engagement humanitaire, notamment en Turquie, où il a collaboré avec un jeune évêque syriaque de Diyarbakir pour planter des vignes. Ce projet, à la fois économique et culturel, vise à soutenir les communautés locales et à préserver des traditions ancestrales. Son action s’inscrit dans une démarche plus large de mécénat et de philanthropie, où il utilise son réseau et ses compétences pour aider des projets concrets sur le terrain. Ces initiatives montrent son attachement aux valeurs de solidarité et de transmission, bien au-delà de ses activités professionnelles.
Jean-Luc Soulé a parcouru de nombreuses régions d’Anatolie, notamment le sud-est de la Turquie, où se trouve la région du Tur Abdin, un territoire historique et culturellement riche. Cette zone, habitée depuis des millénaires, est connue pour ses monastères chrétiens et son paysage préservé. Soulé y a séjourné à plusieurs reprises, s’imprégnant de l’histoire et des traditions locales. Ses voyages en Anatolie s’inscrivent dans une exploration plus large des empires disparus et des cultures méconnues, entre Balkans et Moyen-Orient. Ces déplacements lui ont permis de documenter des lieux et des savoir-faire en voie de disparition, renforçant son rôle de témoin et de passeur de mémoire.
Avant de se consacrer à ses projets personnels, Jean-Luc Soulé a exercé des fonctions diplomatiques et culturelles pour la France. Il a notamment travaillé en Hongrie et à la villa Médicis à Rome, où il a contribué à des échanges artistiques et intellectuels entre la France et d’autres pays. Ces expériences ont forgé sa vision d’une diplomatie culturelle, où la coopération internationale passe par le dialogue et la valorisation des patrimoines locaux. Son parcours illustre ainsi une forme de diplomatie alternative, centrée sur l’humain et la culture plutôt que sur les seuls intérêts géopolitiques.
Jean-Luc Soulé incarne un parcours atypique, à la croisée de la diplomatie, de la culture et de l’humanitaire. Après une carrière dans la fonction publique, il a choisi de se consacrer à des projets personnels, comme son festival ou ses missions en Turquie, tout en continuant à enseigner et à voyager. Son histoire montre comment une vie professionnelle peut se transformer en une quête de sens, où l’engagement et la passion priment sur les conventions. Ce profil de « voyageur-témoin » et de « philanthrope » en fait une figure inspirante pour ceux qui cherchent à allier carrière et impact social.

