Les États-Unis lancent de nouvelles frappes contre l’Iran
Washington dit vouloir « punir » la mort dans de deux militaires américains en Jordanie..
Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 janvier 2024, les États-Unis ont lancé une série de bombardements aériens contre l’Iran, sur ordre du président américain, considéré comme le commandant en chef des forces armées. Ces frappes ont été menées par le Commandement américain pour le Moyen-Orient (surnommé Centcom), une branche de l’armée américaine spécialisée dans cette région du monde. L’objectif affiché est de punir l’Iran pour des attaques récentes contre des militaires américains en Jordanie, où deux soldats des États-Unis ont été tués et un troisième a disparu lors d’une attaque menée par des missiles et des drones iraniens la veille, le vendredi 26 janvier. Ces frappes marquent une escalade dans les tensions entre les deux pays, déjà en conflit indirect depuis plusieurs mois.
Les bombardements américains visent deux objectifs principaux. D’abord, ils cherchent à réduire la capacité de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique où transite une grande partie du pétrole mondial. Ensuite, ils ont pour but de punir directement les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (une branche de l’armée iranienne considérée comme une élite et très influente politiquement) responsables des attaques en Jordanie. Selon le Centcom, ces frappes sont une réponse rapide et proportionnée à ces actes. Les agences de presse iraniennes Fars et Tasnim ont confirmé que des attaques ont eu lieu à Sirik, un port situé dans le sud de l’Iran, près du détroit d’Ormuz, mais n’ont pas précisé l’ampleur des dégâts.
Les attaques en Jordanie, qui ont précédé les bombardements américains, ont causé la mort de deux militaires américains. Il s’agit des premiers décès de soldats américains depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran le 7 juillet 2023, date à laquelle les tensions avaient déjà fortement augmenté. Ces attaques ont été menées à l’aide de missiles et de drones, des armes souvent utilisées par l’Iran et ses alliés dans la région pour des frappes à distance. Un troisième soldat américain est porté disparu après ces événements. Ces attaques illustrent l’intensification des conflits indirects entre les deux pays, notamment à travers des proxys (alliés locaux) ou des opérations secrètes.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre les **États-Unis** et l’**Iran**, ainsi qu’entre l’**Iran** et **Israël**. Depuis plusieurs mois, les deux pays s’affrontent indirectement, notamment via des attaques contre des cibles militaires ou économiques, ou en soutenant des groupes armés dans la région. Le détroit d’Ormuz, mentionné dans l’article, est un point de passage crucial pour le transport du pétrole : environ **20 % du pétrole mondial** transite par cette voie maritime. Toute perturbation dans cette zone peut avoir des répercussions économiques mondiales. Par ailleurs, Israël, allié des États-Unis, est également en conflit avec l’Iran, ce qui ajoute une couche de complexité à la situation.

