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JO 1976 : Thomas Bach, de champion olympique à président du CIO

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 17 j

L'Allemand a trouvé sa motivation à s’engager en politique du sport lors des JO de 1976..

Boycott des JO 1976

En 1976, à la veille des Jeux olympiques d'été de Montréal, 22 pays africains décident de boycotter l'événement. Ce choix s'inscrit dans un contexte politique tendu : l'apartheid, un système de ségrégation raciale institutionnalisé en Afrique du Sud, est encore en vigueur. Deux semaines avant l'ouverture des Jeux, une équipe de rugby néo-zélandaise s'était rendue en Afrique du Sud pour une série de matchs. Les pays africains exigent l'exclusion de la Nouvelle-Zélande des Jeux, car ce déplacement est perçu comme une validation de l'apartheid. Cette demande n'est pas satisfaite, ce qui conduit au boycott malgré la présence des athlètes africains sur place. Le rugby n'est pas un sport olympique depuis 1924, ce qui rend la situation encore plus complexe.

Réaction de Thomas Bach

Thomas Bach, champion olympique en escrime à Montréal en 1976, est témoin de la scène des athlètes africains désespérés. Depuis leur appartement au village olympique, il observe une foule d'athlètes aux visages baissés, certains pleurant ou assis sur leurs valises. Cette image le marque profondément et suscite en lui une question qui le suivra toute sa vie : pourquoi punir ces athlètes africains pour une décision politique qui ne les concerne pas directement ? À l'époque, Bach est un jeune athlète de 22 ans, et cet événement le pousse à s'engager dans la politique du sport. Il se demande notamment pourquoi des sportifs innocents subissent les conséquences d'un conflit qui dépasse leur domaine.

Impact sur sa carrière

L'expérience vécue lors des Jeux de Montréal en 1976 influence durablement la carrière de Thomas Bach. Cet événement le pousse à s'investir dans la gouvernance du sport international. Plus tard, il deviendra président du Comité International Olympique (CIO), un rôle qu'il occupe encore aujourd'hui. Son engagement politique dans le sport est directement lié à cette prise de conscience précoce des enjeux éthiques et sociaux du sport. Bach considère que le sport doit rester un vecteur de paix et d'unité, et non un terrain de conflits politiques ou de discriminations.

Ce que ça pourrait changer

Les années 1970 sont marquées par des tensions politiques majeures, notamment en Afrique du Sud, où l'apartheid est un système d'État qui sépare et discrimine la population en fonction de la race. Ce régime est condamné par une grande partie de la communauté internationale, mais certains pays, comme la Nouvelle-Zélande, continuent à entretenir des relations sportives avec l'Afrique du Sud. Les Jeux olympiques de Montréal en 1976 deviennent ainsi un symbole de cette opposition entre le sport et la politique. Le boycott des pays africains illustre leur refus de participer à un événement qui légitimerait indirectement l'apartheid.

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