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Lancé avec succès, le télescope spatial Roman va étudier exoplanètes et énergie sombre

Next.ink · mis à jour il y a 1 h

Le Nancy-Grace-Roman de la NASA a été lancé avec succès ce dimanche 30 aout. Il doit poursuivre la mission de Hubble aux côtés du télescope James Webb pour scruter l’espace afin de mieux comprendre l’énergie sombre et recenser et étudier des exoplanètes.

Lancement réussi

Le télescope spatial Nancy Grace Roman a été lancé avec succès le 31 août 2026 depuis le Kennedy Space Center en Floride, à bord de la fusée Falcon Heavy de SpaceX. Ce lancement marque une étape importante pour la NASA, après plusieurs années de retard. Initialement nommé WFIRST (Wide Field Infrared Survey Telescope), son décollage était prévu en 2020 mais a été reporté. Le télescope porte désormais le nom de Nancy Grace Roman, une astrophysicienne américaine considérée comme la « mère de Hubble » pour son rôle clé dans la création de ce dernier. Après sa séparation de la fusée, il doit rejoindre le point de Lagrange L2, situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre, où il rejoindra d’autres télescopes comme James Webb (NASA) et Euclid (ESA) dans environ 100 jours.

Objectifs scientifiques

Le Nancy Grace Roman a deux missions principales : étudier l’énergie sombre et détecter des exoplanètes. L’énergie sombre est une forme mystérieuse d’énergie qui accélère l’expansion de l’univers. Pour cela, le télescope utilise un spectroscope-imageur infrarouge et un miroir de 2,4 mètres de diamètre, similaire à celui de Hubble. Cependant, son champ d’observation est au moins 100 fois plus large que celui de Hubble, permettant d’observer des millions de galaxies en une seule prise de vue. Par exemple, ce que Roman peut accomplir en un mois prendrait un siècle à Hubble. Chaque jour d’observation génère 1,4 téraoctet de données. Le télescope permettra également d’étudier les trous noirs, les galaxies actives et la formation des exoplanètes.

Technologie innovante

Pour détecter des exoplanètes, souvent masquées par la lumière intense de leur étoile, le Nancy Grace Roman embarque un coronographe. Cet instrument utilise des masques, des prismes, des miroirs auto-flexibles et des détecteurs pour bloquer cette lumière et révéler directement les planètes en orbite autour des étoiles. Ce système, développé en coopération avec le laboratoire d’astrophysique de Marseille et le CNES, rend visibles des planètes jusqu’alors inaccessibles aux télescopes. Le coronographe est une technologie complexe mais prometteuse pour la recherche de vie extraterrestre. Il complète les autres instruments du télescope, comme le spectroscope infrarouge, pour offrir une vision plus complète de l’univers.

Ce que ça pourrait changer

Le projet *Nancy Grace Roman* implique plusieurs acteurs internationaux. La NASA en est le maître d’œuvre, mais des contributions techniques proviennent de centres comme le *Goddard Space Flight Center* et des partenaires étrangers, dont le *CNES* (Centre National d’Études Spatiales) en France. Ce dernier a fourni des miroirs pour le coronographe. Au total, 118 programmes scientifiques ont été sélectionnés pour exploiter les données du télescope. Ces programmes couvrent des domaines variés, de l’étude de l’énergie sombre à la recherche d’exoplanètes habitables. Le télescope est présenté comme une « machine à découvertes » capable de répondre à des questions fondamentales sur l’histoire de l’univers et la place de l’humanité dans celui-ci.

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