NapseflowNapseflow
Sciences

En 1989, ce sous-marin nucléaire soviétique a sombré avec 42 marins

Science & Vie · mis à jour 26 août

Trente-sept ans après le naufrage, un sous-marin nucléaire soviétique émet toujours de la radioactivité en mer de Norvège. Son réacteur se corrode, tandis que l'océan disperse rapidement ces rejets..

Le K-278 Komsomolets

Le K-278 Komsomolets était un sous-marin nucléaire soviétique de classe Mike, construit dans les années 1980. Il mesurait 117 mètres de long et pouvait plonger jusqu'à 1 000 mètres de profondeur, ce qui en faisait l'un des sous-marins les plus avancés de son époque. Son réacteur nucléaire lui permettait de naviguer pendant des mois sans ravitailler, une technologie rare à l'époque. Ce sous-marin était conçu pour des missions stratégiques, notamment la surveillance et l'espionnage, dans le cadre de la guerre froide. Il était équipé de deux torpilles nucléaires, capables de causer des dégâts considérables en cas de conflit.

L'accident de 1989

Le 7 avril 1989, alors qu'il effectuait une mission au large de la Norvège, le K-278 Komsomolets a été victime d'un incendie dans son compartiment arrière. L'incendie s'est propagé rapidement, rendant impossible le contrôle des systèmes de sécurité. Malgré les tentatives de l'équipage pour maîtriser la situation, le sous-marin a sombré à environ 1 680 mètres de profondeur, au sud-ouest de l'île aux Ours, en mer de Barents. Sur les 69 membres d'équipage à bord, 42 ont péri dans le naufrage, principalement à cause de l'incendie ou de l'hypothermie dans les eaux glacées de l'Arctique.

Les raisons du naufrage

L'enquête soviétique a révélé que l'incendie était dû à un court-circuit dans un tuyau d'huile sous pression. Ce tuyau, situé près du réacteur nucléaire, a provoqué une fuite d'huile qui s'est enflammée au contact des équipements électriques. Le feu s'est ensuite propagé à travers les cloisons en aluminium du sous-marin, un matériau connu pour sa légèreté mais aussi pour sa faible résistance au feu. L'incendie a également endommagé les systèmes de ventilation, rendant impossible l'évacuation des fumées toxiques. Enfin, le sous-marin n'était pas équipé de systèmes de détection d'incendie suffisamment performants pour ce type de situation.

L'épave et ses dangers

Depuis 1989, l'épave du K-278 Komsomolets repose à 1 680 mètres de profondeur, avec son réacteur nucléaire et deux torpilles nucléaires à bord. Les scientifiques s'inquiètent des risques de contamination radioactive. En effet, le réacteur contient environ 2 tonnes d'uranium enrichi, et les torpilles nucléaires contiennent du plutonium, un matériau hautement radioactif. Bien que l'épave soit surveillée régulièrement, des fuites radioactives ont déjà été détectées dans l'eau environnante. Les autorités russes et norvégiennes surveillent de près la situation, car une fuite majeure pourrait avoir des conséquences graves sur l'écosystème marin de la région.

Les missions de surveillance

Depuis 2019, des expéditions scientifiques norvégiennes et russes se rendent régulièrement sur le site de l'épave pour évaluer son état et mesurer les niveaux de radioactivité. En 2019, une expédition a prélevé des échantillons d'eau autour de l'épave et a détecté des niveaux de radioactivité 800 000 fois supérieurs à la normale dans un échantillon prélevé à proximité immédiate de l'épave. Cependant, les niveaux de radioactivité diminuent rapidement avec la distance, et les scientifiques estiment que les risques pour l'environnement marin restent limités pour l'instant. Ces missions permettent également de surveiller l'intégrité structurelle de l'épave, qui pourrait se dégrader avec le temps.

Les défis technologiques

L'étude de l'épave du K-278 Komsomolets pose des défis technologiques majeurs. À 1 680 mètres de profondeur, la pression est extrême, et les robots sous-marins doivent être spécialement conçus pour résister à ces conditions. De plus, les courants marins et la faible visibilité rendent les opérations de surveillance complexes. Les scientifiques utilisent des robots télécommandés, équipés de caméras haute définition et de capteurs de radioactivité, pour inspecter l'épave sans risquer la vie des plongeurs. Ces technologies permettent de collecter des données précises tout en minimisant les risques pour les équipes sur le terrain.

Ce que ça pourrait changer

L'épave du K-278 Komsomolets est située dans une zone stratégique de l'océan Arctique, riche en ressources naturelles et en routes maritimes. La surveillance de cette épave s'inscrit donc dans un contexte géopolitique tendu, notamment entre la Russie et la Norvège. Les deux pays collaborent pour évaluer les risques liés à l'épave, mais des tensions persistent en raison des sanctions internationales contre la Russie. Par ailleurs, la présence de torpilles nucléaires à bord soulève des questions sur la sécurité et la prolifération des armes nucléaires. Ces enjeux rendent la gestion de cette épave particulièrement complexe pour les autorités concernées.

Sujets complémentaires
How I Survived Late-Stage Cancer (A Fun Story)
Discover Odoo 👉 https://www.odoo.com/r/EgUR The first app is free for life. Thanks to Odoo for sponsoring this video! Support another year of kurzgesagt with a brand new 12,027 Human Era Calendar: https://shop.kgs.link/calendar27 You get twelve months of human-made artwork for your walls, and we get to keep creating free, high-quality videos for everyone. Sound good? 👉👈 Sources & further reading: https://sites.google.com/view/sources-cisplatin/ Hi! I am Philipp Dettmer, the founder of kurzgesagt, and back in 2018, I was being treated for a stage 3 B testicular cancer. This was a very serious situation, but it is not a sad story! In fact, going through chemotherapy was one of the most interesting experiences of my life. I was treated with Cisplatin, which, in a nutshell, put my body through a controlled medical violence. This toxic chemotherapy agent is a hero and a villain of this story, but it absolutely saved my life. So what exactly is Cisplatin, and what was my body going t
En 2007, une institutrice a découvert un immense nuage de gaz sur une image de galaxie : Hubble a ensuite étudié sa trouvaille
Certains trous noirs peuvent briller davantage que des galaxies entières, avant de perdre progressivement leur éclat. Mais leur lumière ne disparaît pas toujours avec eux. C'est notamment le cas de Hanny's Voorwerp, un immense nuage de gaz découvert près d'une galaxie lointaine. Encore illuminé par le rayonnement d'un quasar aujourd'hui éteint, il conserve la trace de son ancienne activité. The post En 2007, une institutrice a découvert un immense nuage de gaz sur une image de galaxie : Hubble a ensuite étudié sa trouvaille appeared first on Science et vie.

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.