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Culture

500.000 manifestants dans les rues, selon la CGT, et quelques heurts violents dans les grandes villes

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 20 j

Les manifestants ont défilé dans le calme, hormis des violences dans les grandes centres urbains, souvent en marge des cortèges. Un homme a été grièvement blessé à la main à Saint-Etienne, par une grenade..

Manifestations massives

Samedi 17 octobre 2026, la France a connu une journée de mobilisation nationale avec plus de 500 000 manifestants selon la CGT, un syndicat français influent. Les cortèges, organisés par des lycéens, des agriculteurs, des fonctionnaires et des gilets jaunes (mouvement social apparu en 2018 contre la hausse des taxes sur les carburants), ont convergé vers plusieurs villes pour protester contre la vie chère (hausse du coût de la vie) et réclamer une meilleure éducation. À Paris, les manifestants ont défilé jusqu’à la place de Clichy, où des représentants lycéens ont évoqué une filiation avec mai 68 (mouvement social de 1968 en France) tout en critiquant la politique du gouvernement, jugée répressive. La plupart des rassemblements se sont déroulés sans incident majeur.

Violences en marge

Malgré le calme général, des violences ont éclaté dans plusieurs grandes villes, souvent en marge des cortèges officiels. À Saint-Étienne, un manifestant a été grièvement blessé à la main par une grenade, un dispositif utilisé par les forces de l’ordre pour disperser les foules. À Marseille, des manifestants ont pénétré dans l’hôtel de ville, tandis qu’à Lille, ils ont forcé les portes de la mairie et brisé des vitres. À Lyon, où 20 000 participants ont été recensés par la préfecture, l’office de tourisme situé place Bellecour a été incendié. À Bordeaux, les manifestants ont dénoncé l’usage massif de canons à eau (dispositifs projetant de l’eau sous pression pour disperser les foules) et de gaz lacrymogènes (gaz irritants utilisés par la police) avant même que les tensions n’augmentent. Certaines manifestations ont été dispersées dès le matin, comme à Rennes ou Lyon, dans une logique de prévention.

Contexte et revendications

Les revendications des manifestants portaient principalement sur deux axes : la lutte contre la vie chère, c’est-à-dire la hausse des prix des biens essentiels comme l’alimentation ou l’énergie, et l’amélioration du système éducatif. Les organisateurs, issus de milieux variés (lycées, agriculture, fonction publique), ont souligné leur volonté d’unir leurs forces pour porter ces messages. La CGT, syndicat historique en France, a joué un rôle central dans l’appel à la mobilisation. Les manifestants ont également critiqué la réponse du gouvernement, qu’ils qualifient de répressive, notamment en raison de l’usage de moyens de dispersion comme les grenades ou les canons à eau. Cette journée s’inscrit dans un contexte de tensions sociales persistantes en France.

Ce que ça pourrait changer

En Ukraine, le président Volodymyr Zelensky a réagi à une décision américaine : Donald Trump, président des États-Unis, a suspendu le *Graham Act*, une loi votée par le Congrès permettant d’imposer des droits de douane sur les produits énergétiques russes ou d’attaquer la *flotte fantôme russe* (bateaux transportant du pétrole et du gaz pour contourner les sanctions). Cette mesure est perçue comme un « encouragement » à la Russie par Zelensky, qui craint aussi une *panne électrique générale* en Ukraine cet hiver en raison des attaques russes contre les infrastructures énergétiques. Par ailleurs, en Cisjordanie occupée, des colons israéliens ont attaqué des agriculteurs palestiniens lors de la récolte des olives, blessant plusieurs personnes. Une délégation européenne, incluant un élu français (Bernard Baudoux, maire communiste d’Aulnoye-Aymeries), a également été prise pour cible par des colons près de Ramallah.

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