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Généraliste

Pantalonnade et pétarades avec Herreweghe à l’OSM

Le Devoir · mis à jour 2 oct.

Effarant concert avec un faux-semblant de chef à l’OSM dans un programme huppé..

Concert critique de Schubert

L'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a interprété la 9e Symphonie de Schubert, une œuvre majeure du répertoire, dirigée par Philippe Herreweghe le 1er octobre 2026. Cette symphonie, souvent associée aux chefs d'orchestre Kent Nagano et Michael Tilson Thomas, a été choisie pour une reprise le samedi suivant. Le concert incluait également le Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn, interprété par Christian Tetzlaff. L'article critique vivement la prestation de Herreweghe, qualifiant sa direction de pantalonnade (farce grotesque) et de pétarade (bruit assourdissant et désordonné), notamment pour son approche jugée inadaptée à la symphonie de Schubert.

Critique de Philippe Herreweghe

Philippe Herreweghe est un chef d'orchestre belge renommé, spécialisé dans la musique sacrée des périodes baroque (1600-1750) et classique (1750-1820), notamment les œuvres de Johann Sebastian Bach et Heinrich Schütz. Il est reconnu pour ses enregistrements de référence dans ce domaine et son expertise en direction chorale. Cependant, l'article souligne que Herreweghe n'a pas les compétences techniques ni l'expérience pour diriger des symphonies romantiques comme celles de Franz Schubert, Ludwig van Beethoven ou Johannes Brahms. Sa gestuelle est décrite comme désordonnée, avec des mouvements comparés à ceux de quelqu'un qui chercherait à aérer de la semoule de couscous, et sa technique de baguette est jugée inappropriée pour équilibrer les pupitres de l'orchestre.

Problèmes techniques et artistiques

La direction de Herreweghe a été critiquée pour son manque de maîtrise des trompettes et des trombones, qui ont dominé les autres pupitres (cordes et bois) dans la symphonie de Schubert, déséquilibrant l'harmonie. Par exemple, dans le trio du scherzo, les cuivres ont été trop présents, et dans l'allegro initial, leurs attaques et phrasés ont été jugés inappropriés. L'article mentionne que des chefs comme Karl Böhm ou Bruno Walter ont su équilibrer ces éléments avec succès. De plus, Herreweghe a été critiqué pour son choix de tempos trop rapides, notamment dans l'Andante, où le cor de postillon (instrument à vent) n'a pas été mis en valeur, et le deuxième thème n'a pas été exprimé avec suffisamment de profondeur. Un spectateur a même applaudi en plein milieu du morceau, illustrant le désarroi suscité.

Performance des solistes

Le Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn a été interprété par Christian Tetzlaff, un violoniste allemand de renom. Bien que sa performance ait été décrite comme sensible et raffinée, l'article relève un nombre inhabituel de fausses notes dans les passages de doubles croches, notamment dans le premier et le troisième mouvements. Cela suggère que Tetzlaff n'avait peut-être pas suffisamment répété cette œuvre avant le concert. Par ailleurs, le premier violon de l'OSM, Olivier Thouin, a été salué pour sa direction discrète mais efficace de l'orchestre, malgré l'absence de leadership de Herreweghe.

Contexte et politique artistique

L'article interroge la politique artistique de l'OSM, qui a choisi de confier la direction de la 9e Symphonie de Schubert à Herreweghe, un chef dont l'expertise se limite principalement à la musique baroque et sacrée. L'auteur suggère que cette décision pourrait être motivée par la recherche de noms médiatisés plutôt que par des critères artistiques ou techniques. Il cite l'exemple de Jean-François Rivest, un chef disponible à quelques stations de métro de la Maison symphonique, qui aurait pu offrir une interprétation plus adaptée. L'article rappelle également que l'OSM a déjà expérimenté des dispositions originales pour les pupitres, comme celle proposée par Iván Fischer, qui place les bois en arc de cercle devant les violons, une configuration reprise par Claus Peter Flor.

Avis d'experts sur la direction

L'article s'appuie sur les propos du chef d'orchestre Paavo Järvi, qui a exprimé des inquiétudes sur l'état de l'art de la direction d'orchestre. Järvi souligne que la direction est souvent perçue comme une compétence secondaire plutôt que comme un art à part entière, avec des défauts physiques et gestuels récurrents. Il critique notamment les tics corporels parasites (mouvements inutiles), une mauvaise gestion de la respiration et une main gauche dysfonctionnelle chez certains chefs. Ces problèmes ont été observés lors du concert de l'OSM, où la gestuelle de Herreweghe a été jugée inappropriée et inefficace pour guider l'orchestre.

Ce que ça pourrait changer

L'article compare la prestation de Herreweghe à d'autres interprétations de la *9e Symphonie de Schubert*, notamment celles de chefs comme *Hans Knappertsbusch* (enregistrée à Vienne en 1957) ou *Josef Krips* (enregistrée à Londres en 1958). Ces chefs ont adopté des tempos rapides, mais leur approche était un *parti pris esthétique* (choix artistique délibéré) et non une maladresse. L'article souligne que Herreweghe, en revanche, n'a pas su donner de cohérence ni de profondeur à son interprétation, la rendant *fuyante* et *indifférente*. Il mentionne également des interprétations rapides réussies par des chefs comme *George Szell* ou *Charles Munch*, qui ont su conserver une structure solide malgré des tempos accélérés.

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