Pantalonnade et pétarades avec Herreweghe à l’OSM
L’invitation de Philippe Herreweghe à diriger la 9e Symphonie de Schubert à l’OSM soulève une question de fond sur les critères de choix des chefs invités par les institutions symphoniques. Entre pantalonnade gestuelle et pétarades sonores, la critique interroge la légitimité d’un chef dont l’expertise se limite au répertoire baroque, au détriment d’une maîtrise technique et stylistique adaptée aux grandes œuvres romantiques.
Quel est le reproche principal adressé à la direction de Philippe Herreweghe lors de ce concert ?
Le chef est accusé d’une gestuelle confuse et inefficace, ainsi que d’un manque de maîtrise technique dans l’équilibrage des pupitres, transformant la symphonie de Schubert en une cacophonie déséquilibrée où les cuivres écrasent les autres pupitres, au mépris des exigences stylistiques du répertoire romantique.
Pourquoi l’auteur considère-t-il que Philippe Herreweghe n’est pas adapté à ce répertoire ?
Herreweghe est reconnu comme un spécialiste de la musique sacrée baroque (Schütz, Bach) et de la direction chorale, mais l’article souligne qu’il n’a jamais démontré une envergure comparable dans le domaine symphonique romantique, où des chefs comme Szell ou Munch ont pourtant proposé des interprétations rapides et structurées sans tomber dans l’indigence.
Quel rôle a joué le soliste Christian Tetzlaff dans ce concert, selon la critique ?
Le violoniste a offert une interprétation sensible et raffinée, mais son jeu a été entaché par un nombre anormal de fausses notes dans les passages techniques, suggérant un manque de préparation ou une méconnaissance actuelle du concerto de Mendelssohn.
Quelle alternative est évoquée pour illustrer l’aberration de ce choix artistique ?
L’article cite Jean-François Rivest comme exemple d’un chef local capable d’offrir une interprétation plus pertinente, notamment en adoptant une disposition originale des pupitres (bois en arc de cercle) inspirée par Iván Fischer, démontrant ainsi une approche à la fois technique et innovante.
Ce que ça pourrait changer
Cette polémique interroge la crédibilité des institutions symphoniques dans leur politique de programmation, où le nom d’un chef peut primer sur sa réelle compétence. Elle révèle aussi un risque de dilution de l’art de la direction, déjà pointé par des figures comme Paavo Järvi, où la gestuelle et la technique deviennent des parodies plutôt que des outils au service de la musique.

