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Indice mondial de l’innovation de l’OMPI : Shenzhen-Hong Kong-Guangzhou, Tokyo-Yokohama, San José-San Francisco, Séoul et Beijing sont les principaux “pôles d’innovation” au monde

WIPO / OMPI · mis à jour il y a 13 j

Shenzhen-Hong Kong-Guangzhou, Tokyo-Yokohama, San José-San Francisco, Séoul et Pékin sont les cinq principaux “pôles d’innovation” au monde selon l’Indice mondial de l’innovation, c’est-à-dire des concentrations d’activités innovantes recensées par l’OMPI grâce à l’analyse des dépôts de demandes internationales de brevet, des publications scientifiques et des opérations de capital-risque..

Top 5 des pôles

L’Indice mondial de l’innovation 2026 de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) identifie les cinq principaux pôles d’innovation au monde : Shenzhen-Hong Kong-Guangzhou (Chine), Tokyo-Yokohama (Japon), San José-San Francisco (États-Unis), Séoul (Corée du Sud) et Beijing (Chine). Ces pôles sont des zones géographiques où se concentrent des activités innovantes, mesurées par trois critères : les dépôts de demandes internationales de brevet (via le Traité de coopération en matière de brevets ou PCT, un système international facilitant la protection des inventions), les publications scientifiques et les opérations de capital-risque (financements accordés à des start-up ou entreprises innovantes). Par exemple, San José-San Francisco, surnommée la Silicon Valley, est un symbole mondial de l’innovation technologique, notamment dans les secteurs des semi-conducteurs et des logiciels. Ces pôles jouent un rôle clé dans l’économie mondiale en transformant les idées en retombées concrètes comme des brevets, des emplois ou des avancées scientifiques.

Répartition géographique

La Chine et les États-Unis dominent largement le classement des 100 principaux pôles d’innovation, avec respectivement 25 et 20 pôles. L’Allemagne suit avec 7 pôles, dont Munich (28e), tandis que l’Inde et le Royaume-Uni en comptent chacun 4, avec Bangalore (24e) et Londres (8e) comme figures de proue. D’autres pays émergents se distinguent : le Brésil (São Paulo, 49e), l’Égypte (Le Caire, 86e, seul pôle africain dans le top 100), l’Iran (Téhéran), la Malaisie (Kuala Lumpur), le Mexique (Mexico, 82e) et la Turquie (Istanbul). L’Asie du Sud-Est, l’Asie de l’Est et l’Océanie concentrent le plus grand nombre de pôles (36), devant l’Europe (30) et l’Amérique du Nord (23). Paris (10e) est le seul pôle français dans le top 10, aux côtés de Londres (8e).

Critères de classement

Le classement des pôles d’innovation repose sur trois indicateurs principaux. D’abord, la localisation des inventeurs dans les demandes de brevet déposées via le PCT, qui mesure l’activité inventive. Ensuite, l’affiliation des auteurs dans les publications scientifiques, reflétant la production de connaissances. Enfin, la localisation des entreprises recevant des financements en capital-risque, un indicateur de l’attractivité des écosystèmes pour les investisseurs. Par exemple, Ningde (Chine) a progressé de 24 places en un an (75e) grâce à une forte augmentation de ses dépôts de brevets et de ses levées de fonds. Ces critères permettent de comparer des zones géographiques indépendamment des frontières administratives, en identifiant où l’innovation est la plus dense.

Intensité d'innovation

Si l’on considère l’intensité d’innovation (activité innovante rapportée à la taille de la population), San José-San Francisco (États-Unis) et Cambridge (Royaume-Uni) arrivent en tête, suivies de Ningde (Chine), Boston-Cambridge (États-Unis) et Oxford (Royaume-Uni). Daejeon (Corée du Sud) complète le top 10. Cette mesure révèle que certaines villes génèrent plus d’innovation par habitant que d’autres, souvent grâce à la présence d’universités de renom (comme l’Université de Cambridge ou le MIT à Boston) et d’un écosystème dense de start-up. Par exemple, San José-San Francisco concentre des géants comme Apple ou Google, ainsi que des milliers de petites entreprises innovantes, ce qui explique son intensité exceptionnelle.

Impact et utilité

L’Indice mondial de l’innovation est un outil clé pour les décideurs politiques et les chefs d’entreprise. Selon une enquête de l’OMPI en 2026, 78 % des 120 États membres interrogés l’utilisent pour améliorer leurs politiques d’innovation et leurs écosystèmes locaux. Par exemple, Paris (10e) mise sur son réseau d’universités et de laboratoires pour renforcer son attractivité, tandis que Le Caire (86e) cherche à développer son écosystème scientifique. L’édition 2026, intitulée « Donner aux entrepreneurs à la pointe de la science les moyens d’agir », explore comment les avancées scientifiques (comme l’intelligence artificielle ou les biotechnologies) donnent naissance à des entreprises innovantes. L’OMPI souligne que ces pôles sont les fondements des systèmes d’innovation nationaux, facilitant le lien entre recherche, entreprises et investissements.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs villes ont connu des évolutions notables en 2026. Philadelphie (20e) et Stockholm (30e) ont intégré le top 30, tandis que Miami (60e) et Chennai (79e) ont progressé. À l’inverse, Mumbai (43e) a reculé. Riyad (Arabie saoudite, 92e) fait son entrée dans le classement, reflétant une volonté du pays de diversifier son économie. Ningde (Chine) enregistre la plus forte progression (+24 places), illustrant l’essor des régions chinoises en dehors des métropoles traditionnelles. Ces mouvements montrent que l’innovation n’est plus l’apanage des seules grandes villes occidentales, mais s’étend à de nouvelles zones géographiques, notamment en Asie et en Amérique latine.

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