Angelica Liddell papesse du cru, du radical et de la beauté publie "Je demande à en finir avec la vie"
Elle écrit des prières qui ressemblent à des imprécations et cherche la beauté jusque dans la cruauté. Depuis plus de trente ans, la performeuse espagnole Angélica Liddell poursuit une œuvre radicale, hantée par le sacrifice et la mort..
Angelica Liddell est une performeuse et auteure espagnole, reconnue comme une figure majeure des scènes européennes depuis plus de trente ans. Elle est souvent qualifiée de papesse du cru, du radical et de la beauté, des termes qui reflètent son approche artistique unique. Son œuvre, à la fois provocante et poétique, explore des thèmes comme le sacrifice, la mort, la cruauté et la beauté, en mêlant des éléments contradictoires : la merde et le divin, les masturbations molles et les érections esthétiques, les insultes et les prières. Son style se caractérise par un langage violent et lyrique, ainsi que par des images choquantes qui visent à bousculer le spectateur. Elle publie aujourd’hui un nouvel ouvrage intitulé Je demande à en finir avec la vie, traduit de l’espagnol (Pido el fin de la vida) et édité par Gallimard dans la collection Hors série Littérature.
Le 15 octobre 2026, Angelica Liddell publie Je demande à en finir avec la vie aux éditions Gallimard, dans la collection Hors série Littérature. Ce livre s’inscrit dans une démarche artistique où elle s’adresse directement au lecteur, l’invitant à affronter la banalité des vies confortables et à remettre en question la tiédeur ambiante. L’auteure présente cet ouvrage en ouverture de l’exposition Zurbarán, 1598 – 1664 au musée du Louvre à Paris. Par ailleurs, elle participera à une conversation et lecture avec l’écrivaine Laura Vazquez le 22 octobre 2026 à la Maison de la Poésie, animée par Olivia Gesbert. Ces événements s’inscrivent dans une série de projets artistiques qui prolongent son travail de performeuse et d’auteure.
L’œuvre d’Angelica Liddell se distingue par son radicalisme, tant dans la forme que dans le fond. Elle conçoit ses créations comme des cérémonies qui confrontent le spectateur à des contrastes saisissants : la beauté et la laideur, la spiritualité et la trivialité, la violence et la tendresse. Ses performances, souvent qualifiées de trash (trash signifie ici un mélange de brutalité et de provocation artistique), cherchent à provoquer une réaction intense, voire un malaise, chez le public. Elle utilise un langage cru et des images fortes pour interroger les normes sociales et les conventions artistiques. Son approche peut être rapprochée du théâtre de la cruauté, un mouvement artistique qui vise à explorer les limites de l’expérience humaine et à révéler les aspects cachés de la société.
En plus de son livre, Angelica Liddell est associée à plusieurs projets artistiques en 2026 et 2027. Elle participe à l’exposition Zurbarán, 1598 – 1664 au musée du Louvre, où elle présente son ouvrage. Le 22 octobre 2026, elle intervient à la Maison de la Poésie pour une lecture et un échange avec Laura Vazquez, modéré par Olivia Gesbert. Par ailleurs, son spectacle Seppuku. El funeral de Mishima sera joué au Théâtre de l’Odéon à Paris du 19 janvier au 5 février 2027. Ces collaborations illustrent son engagement dans des lieux culturels majeurs et son rôle comme figure incontournable de la scène artistique contemporaine.
Les œuvres d’Angelica Liddell suscitent des réactions contrastées, allant de l’admiration à la critique, en raison de leur radicalité. En opposant la noblesse du verbe et la brutalité des images à la banalité des vies modernes, elle force le public à interroger ses propres limites et ses conformismes. Son travail, à la fois littéraire et performatif, interroge des thèmes universels comme la mort, la souffrance et la quête de sens. En publiant *Je demande à en finir avec la vie*, elle invite le lecteur à une réflexion profonde sur l’existence, tout en défiant les attentes traditionnelles de l’art et de la littérature. Son approche, bien que dérangeante, s’inscrit dans une volonté de réenchanter le monde par une esthétique de la rupture.

