Un pirate de jeux Switch devra verser 4, 5 millions de dollars à Nintendo
Nintendo of America a remporté la partie contre un pirate, que la branche US du constructeur japonais accusait de vendre des copies illicites de jeux pour Switch. L’entreprise empoche 4,5 millions de dollars, dans une victoire facile puisque l’accusé n’a pas répondu à la plainte.
Nintendo, l’entreprise japonaise spécialisée dans les jeux vidéo, continue de vendre sa console Switch (première génération) malgré l’arrivée de la Switch 2. Avec plus de 155 millions d’unités vendues depuis 2017, cette console reste populaire et Nintendo souhaite protéger ses ventes légales. Pour cela, l’entreprise lutte activement contre le piratage, une pratique illégale qui consiste à copier et distribuer des jeux sans payer de droits. Les méthodes pour pirater une Switch sont accessibles en ligne, ce qui facilite la diffusion de copies illégales. Nintendo a donc engagé des actions en justice pour protéger sa propriété intellectuelle et ses revenus.
En juin 2024, Nintendo of America (NoA), la filiale américaine de Nintendo, a porté plainte contre James Williams, un Américain résidant en Arizona. Il était accusé de violer les droits d’auteur de Nintendo, de promouvoir des boutiques en ligne vendant des jeux piratés et de distribuer des outils pour contourner les protections des jeux. Sous le pseudonyme Archbox, il gérait plusieurs échoppes en ligne où il proposait des milliers de copies de jeux Switch. La juge Lauren King a rendu un jugement par défaut le 23 septembre 2026, car l’accusé n’a pas comparu pour se défendre. Williams a été condamné à verser 4,5 millions de dollars à Nintendo, soit 150 000 dollars par jeu piraté retenu dans la plainte.
Nintendo a identifié James Williams grâce à une méthode originale. Des enquêteurs mandatés par NoA ont repéré son activité sur Reddit, une plateforme de forums en ligne. En analysant les messages postés, ils ont déterminé qu’il résidait en Arizona. Pour confirmer son identité, Nintendo a croisé deux adresses e-mail avec sa base de données clients. Ils ont retrouvé des demandes de réparation de console (probablement une Switch) effectuées sous le nom de James Williams à une adresse à Surprise, en Arizona. Nintendo lui a ensuite envoyé une lettre de mise en demeure, mais il a coupé tout contact et n’a pas répondu à la plainte.
Le tribunal a condamné James Williams à plusieurs mesures en plus du paiement de 4,5 millions de dollars. Il doit fermer immédiatement toutes les boutiques en ligne où il distribuait des jeux piratés, désactiver les comptes de réseaux sociaux utilisés pour promouvoir cette activité et cesser d’aider ou d’encourager les utilisateurs à télécharger des copies illégales. Il est également interdit de copier, distribuer ou promouvoir des jeux non autorisés. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de Nintendo pour lutter contre le piratage, qui ne se limite pas aux États-Unis. Début septembre 2026, un tribunal néerlandais a également interdit la vente de dispositifs comme les *MIG Switch Cards* et *MIG Switch Dumpers* en Europe, des outils permettant de copier des jeux sur cartouche pour la première Switch.

