Rachida Dati devant la justice pour corruption et trafic d'influence
Le procès de l'ancienne ministre de la Culture a commencé aujourd'hui, le parquet national financier la soupçonne d'avoir noué un pacte de corruption avec l'ancien patron de Renault. Carlos Ghosn, le coprévenu, est absent de l'audience..
L’ancienne ministre française de la Culture, Rachida Dati, a comparu aujourd’hui, mercredi 16 septembre 2026, devant le tribunal judiciaire de Paris pour répondre d’accusations de corruption et de trafic d’influence. Elle est soupçonnée d’avoir perçu 900 000 euros de la part du groupe automobile Renault alors qu’elle était eurodéputée, entre 2014 et 2019. Selon le Parquet national financier, elle aurait défendu les intérêts de Renault au Parlement européen en échange de cet argent, ce qui constituerait un pacte de corruption. Son coprévenu, Carlos Ghosn, ancien PDG de Renault, est absent car il se trouve en fuite au Liban, un pays qui ne pratique pas l’extradition de ses ressortissants. La demande de renvoi du procès formulée par Ghosn a été rejetée, permettant à l’audience de se poursuivre.
Rachida Dati, figure politique connue pour ses ambitions municipales à Paris, se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés. Elle a été ministre de la Culture sous la présidence de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2009. Le procès s’ouvre dans un contexte où les affaires de corruption et de conflits d’intérêts alimentent régulièrement le débat public en France. Le Parquet national financier est une institution spécialisée dans la lutte contre la criminalité financière et économique. Les faits reprochés remontent à son mandat d’eurodéputée, période durant laquelle elle siégeait au Parlement européen, une assemblée qui vote les lois applicables dans toute l’Union européenne. Le montant de 900 000 euros correspond à une somme versée par Renault, selon les accusations portées par la justice.
Parallèlement à ce procès, la France fait face à une flambée des prix des carburants, avec un litre de diesel dépassant en moyenne 2,30 euros à la pompe. Cette hausse alimente une colère sociale, notamment chez les professionnels dépendants du carburant comme les pêcheurs. Dans l’Aude, une cinquantaine de pêcheurs bloquent depuis hier le port de Port-la-Nouvelle, où se trouve un dépôt de carburant, pour protester contre cette situation. Ils prévoient de maintenir la pression jusqu’à un rendez-vous prévu demain avec la ministre de la Mer. Le gouvernement, sous la présidence d’Emmanuel Macron, a été sollicité pour agir, mais aucune mesure concrète n’a encore été annoncée malgré l’urgence de la situation.
La hausse des prix des carburants ne touche pas uniquement la France. En Italie, le litre de diesel atteint en moyenne 2,20 euros, un niveau supérieur à celui enregistré au début de la guerre en Ukraine en 2022. Cette situation a poussé le gouvernement italien à réunir aujourd’hui son conseil des ministres pour étudier des mesures d’urgence destinées à soutenir les automobilistes. Comme en France, cette crise des carburants devient un sujet politique majeur, avec des répercussions sur le pouvoir d’achat des citoyens et la stabilité économique du pays.
L’AFPA (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) traverse une crise majeure. L’organisme, qui forme chaque année plus de 100 000 personnes en France, a annoncé hier un plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant jusqu’à 867 suppressions de postes sur un total de 5 700 salariés. Ce plan s’accompagne de la fermeture possible de 30 centres de formation d’ici 2029. Il s’agit du deuxième plan social de l’AFPA en moins de dix ans, ce qui illustre les difficultés financières et structurelles auxquelles l’agence est confrontée. Fondée en 1949, l’AFPA joue un rôle clé dans la formation professionnelle en France, notamment pour les adultes en reconversion ou en recherche d’emploi.
Une ONG (organisation non gouvernementale) américaine, la Coalition des Défenseurs des droits humains chinois, publie aujourd’hui un rapport accablant sur les conditions de détention en Chine. Selon cette enquête, les prisonniers, en particulier les prisonniers politiques, subissent régulièrement des actes de torture, comme des coups ou des privations de soins médicaux. L’ONG a examiné le cas de plus de 200 détenus et conclut que ces pratiques sont systématiques dans le système pénitentiaire chinois. Ce rapport s’ajoute à une série de critiques internationales concernant le respect des droits humains en Chine, notamment sous le régime communiste actuel.
Les médias américains révèlent que l’administration du président Donald Trump prépare une nouvelle livraison massive d’armes à Israël, d’un montant de 2,8 milliards de dollars. Cette livraison inclurait au moins 40 000 bombes, alors qu’Israël poursuit ses bombardements sur Gaza malgré l’existence d’un cessez-le-feu. Ces informations, confirmées par le Washington Post et le New York Times, surviennent dans un contexte de tensions persistantes au Proche-Orient. La livraison d’armes à Israël est un sujet récurrent dans les relations internationales, souvent lié à des enjeux géopolitiques et sécuritaires.
Un accord migratoire entre la France et le Royaume-Uni, surnommé **«one in, one out»** (*«un entrant, un sortant»*), a été mis en place il y a un an. Cet accord permet de renvoyer en France certains migrants arrivés illégalement par la Manche, en échange du renvoi d’un migrant en situation irrégulière depuis la France vers le Royaume-Uni. Aujourd’hui, des discussions sont en cours pour savoir si cet accord sera maintenu ou abandonné. Ce sujet est particulièrement sensible en Europe, où la gestion des flux migratoires fait l’objet de débats politiques et diplomatiques intenses.

