Va-t-en guerre contre Munichois : où est la paix ?
Alors que le monde connaît un niveau élevé de violence avec, en 2025, le plus grand nombre de conflits étatiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il devient de plus en plus difficile de faire entendre des discours de paix. Que reste-t-il du pacifisme ?.
En 2025, le monde a connu le plus grand nombre de conflits étatiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, selon l’article. Cette escalade de la violence s’accompagne d’une difficulté croissante à promouvoir des discours de paix. Le terme Munichois fait référence à l’accord de Munich de 1938, où les puissances européennes ont cédé aux exigences d’Adolf Hitler pour éviter une guerre, une politique souvent critiquée comme un échec du pacifisme. À l’inverse, l’expression Va-t-en guerre désigne les partisans d’une réponse militaire aux conflits. Ces deux approches illustrent un débat récurrent : faut-il privilégier la négociation ou la fermeté face à l’agressivité ? L’article souligne que ce dilemme se pose avec une acuité particulière dans un contexte où les tensions internationales sont omniprésentes.
Le pacifisme, défini comme une doctrine prônant le rejet de la guerre et la recherche de solutions pacifiques aux conflits, est aujourd’hui mis à l’épreuve. L’article interroge sa pertinence dans un monde où les guerres se multiplient. Nicolas Offenstadt, historien contemporain invité, analyse cette tension entre le refus de la violence et la nécessité de défendre des valeurs ou des territoires. Le terme pacifisme au nom de quoi ? soulève une question centrale : sur quelles bases morales, politiques ou philosophiques peut-on justifier le refus de la guerre ? L’historien explore ainsi les fondements historiques et contemporains de cette doctrine, tout en interrogeant ses limites face à des régimes autoritaires ou expansionnistes.
Nicolas Offenstadt, professeur en histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (IHMC), apporte un éclairage historique à ce débat. Son travail porte notamment sur les conflits du XXe siècle et leurs résonances contemporaines. Dans l’émission, il est invité pour partager son analyse sur la place du pacifisme dans l’histoire et son application actuelle. Son rôle consiste à éclairer les mécanismes qui ont conduit à des périodes de paix ou de guerre, tout en soulignant les erreurs du passé pour éviter leur répétition. L’article met en avant son expertise pour comprendre comment les sociétés gèrent – ou non – les crises internationales.
L’article illustre la mobilisation citoyenne en faveur de la paix à travers une image montrant une manifestation organisée le 3 octobre 2025 sur la Schlossplatz de Stuttgart, en Bade-Wurtemberg (Allemagne). Cet événement, organisé par des initiatives locales, reflète une volonté de résister à la montée des discours bellicistes. Il s’inscrit dans un mouvement plus large où des citoyens, des associations ou des intellectuels tentent de faire entendre une voix alternative aux logiques de guerre. Ces rassemblements rappellent que le pacifisme n’est pas une position passive, mais une démarche active pour promouvoir le dialogue et la diplomatie, même dans des contextes de tension extrême.
L’émission *L’Invité(e) des Matins d’été*, diffusée sur **France Culture** le **20 août 2026**, donne la parole à Nicolas Offenstadt pour explorer ce sujet. Julie Gacon, journaliste et productrice de l’émission, anime ce débat en interrogeant les fondements du pacifisme et ses contradictions. Le podcast, disponible sur la plateforme de Radio France, s’adresse à un public curieux des enjeux géopolitiques et historiques. Il s’inscrit dans une série d’émissions où des experts sont invités pour éclairer l’actualité à travers le prisme de l’histoire, des sciences ou de la société. L’article souligne ainsi l’importance des médias dans la diffusion des idées et des analyses critiques.

