NapseflowNapseflow
Géopolitique

L’’île de Sal, terre de sel et de requins, cœur battant du tourisme capverdien

Courrier International · mis à jour il y a 1 j

UNE SEMAINE AU CAP-VERT 4/5. Avec ses plages de sable blanc, son soleil, ses requins citron et ses hôtels en formule tout compris, l’île de Sal est l’un des épicentres du tourisme capverdien.

Sal, joyau capverdien

L’île de Sal, située dans l’archipel du Cap-Vert au large de l’Afrique de l’Ouest, est l’une des dix îles de cet État indépendant depuis 1975, après avoir été une colonie portugaise. Son nom, qui signifie sel en portugais, reflète son histoire économique : elle était autrefois le principal fournisseur de sel pour la conservation des aliments en Europe. Aujourd’hui, Sal est devenue un pôle majeur du tourisme capverdien, attirant des visiteurs grâce à ses plages de sable blanc, son climat ensoleillé et ses infrastructures hôtelières en formule tout compris. L’île se distingue aussi par la présence de requins citron, une espèce de requin de récif qui fréquente ses eaux, ajoutant une dimension à la fois touristique et écologique à son attractivité.

Retour des émigrés

Depuis plusieurs décennies, des milliers de Capverdiens ont quitté leur île natale pour des destinations comme le Portugal, attirés par des opportunités économiques plus stables. Cependant, depuis 2023, une tendance inverse se dessine : des émigrés reviennent s’installer sur l’île de Sal. C’est le cas de João, un ancien travailleur du secteur hôtelier à Lisbonne, qui a choisi de rentrer après douze ans d’expatriation. Son retour illustre un phénomène plus large : le Cap-Vert, et notamment Sal, redevient une terre d’opportunités, notamment grâce au développement du tourisme. Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique économique et sociale plus large, où les îles capverdiennes attirent à nouveau leurs ressortissants.

Tourisme, moteur économique

Le tourisme représente aujourd’hui l’un des piliers de l’économie de l’île de Sal. Les hôtels en formule tout compris, principalement fréquentés par des touristes européens (Français, Espagnols, Britanniques, Allemands et Italiens), génèrent des revenus significatifs pour l’île. Cette activité économique a permis à de nombreux Capverdiens de trouver un emploi local, réduisant ainsi la nécessité de s’expatrier. Par exemple, João est devenu guide touristique après son retour, profitant de l’afflux de visiteurs pour travailler dans un secteur dynamique. Le tourisme capverdien, en pleine croissance, est donc un facteur clé de développement et de stabilité pour l’île.

Requins citron, attraction unique

L’île de Sal abrite une population de requins citron (Negaprion brevirostris), une espèce de requin de récif reconnaissable à sa couleur jaune pâle. Ces animaux, qui peuvent atteindre 3 mètres de long, sont souvent observés près des côtes, notamment autour des plages comme celle de Santa Maria. Leur présence attire les plongeurs et les amateurs de snorkeling, faisant des requins citron une attraction touristique à part entière. Cependant, leur interaction avec les humains nécessite des précautions : selon João, il est interdit de les toucher, car cela pourrait provoquer des réactions agressives. De plus, les ampoules à vif sur les pieds sont à éviter, car elles pourraient exciter ces prédateurs.

Histoire coloniale et indépendance

Le Cap-Vert a été une colonie portugaise jusqu’en 1975, date à laquelle il a obtenu son indépendance. Cette histoire coloniale a marqué l’archipel, notamment à travers l’exploitation du sel et l’émigration massive de ses habitants vers des pays comme le Portugal ou les États-Unis. Aujourd’hui, l’indépendance et le développement du tourisme permettent à l’île de Sal de se réinventer. Le retour des émigrés, comme João, symbolise cette reconquête économique et identitaire. L’île incarne ainsi un équilibre entre son passé colonial, son héritage culturel et son avenir tourné vers le tourisme et les services.

Ce que ça pourrait changer

Malgré son attractivité, l’île de Sal doit faire face à des défis liés à la cohabitation entre les humains et les requins citron. Les autorités locales et les guides touristiques, comme João, jouent un rôle clé dans la sensibilisation des visiteurs aux risques potentiels. Par exemple, les ampoules aux pieds ou les comportements inappropriés (comme toucher les requins) sont déconseillés pour éviter tout incident. Ces précautions visent à préserver à la fois la sécurité des touristes et la réputation de l’île, tout en maintenant un écosystème marin sain. Le tourisme durable et responsable devient ainsi une priorité pour Sal.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.