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Géopolitique

La “chalance” sauvera-t-elle les amours de la Gen Z ?

Courrier International · mis à jour il y a 26 j

C’est le contraire de la nonchalance. La “chalance”, ce néologisme en vogue sur les réseaux sociaux, décrit une attitude opposée à la fausse indifférence souvent inhérente aux débuts des relations amoureuses.

Définition de la chalance

La chalance est un néologisme apparu récemment sur les réseaux sociaux pour désigner une attitude opposée à la nonchalance dans les relations amoureuses. Contrairement à la tendance passée où l'indifférence feinte (ghosting, banksying, microcheating) était courante, une personne chalante exprime ouvertement ses sentiments, ses envies et ses intentions sans détour. Ce terme, popularisé par des médias comme USA Today et The New York Times, reflète un changement de comportement chez la génération Z, qui privilégie désormais l'enthousiasme et l'investissement émotionnel. Par exemple, Chloe Hannigan, une Australienne de 28 ans, déclare ne pas avoir le temps pour la nonchalance et encourage à foncer dans ses relations. Cette tendance s'inscrit dans un contexte où les applications de rencontres, comme des versions numériques des réseaux sociaux, ont exacerbé les comportements passifs ou évasifs.

Origines de la nonchalance

La nonchalance, souvent associée à une forme de détachement ou de froideur, a longtemps été perçue comme une marque de confiance en soi dans les relations amoureuses. Cependant, selon des experts comme Amy Chan, coach en rencontres, cette attitude masquait en réalité une peur du rejet ou du cringe (situation gênante). Sabrina Zohar, également coach, compare cette tendance à une livraison Amazon : si l'amour ne correspond pas exactement à ce qui était attendu, les personnes n'hésitent pas à abandonner ou à chercher une alternative. Cette approche, bien que critiquée pour son manque d'engagement, a été renforcée par l'ère des réseaux sociaux, où chaque interaction peut être exposée, analysée ou moquée. Par exemple, une tentative de séduction maladroite peut rapidement devenir virale, ce qui a poussé certains à adopter une posture de retrait pour éviter les risques.

Critique de la nonchalance

La nonchalance est aujourd'hui largement remise en question, notamment par la génération Z, qui la considère comme une marque de faiblesse plutôt que de sophistication. Amy Chan souligne que se cacher derrière l'indifférence ne rend pas plus désirable, mais révèle au contraire un manque de courage. Le New York Times explique que cette attitude passive a été confondue avec la confiance en soi, alors qu'elle reflète souvent une incapacité à gérer ses émotions ou à s'investir pleinement. Par exemple, James Oliver, 36 ans, a pris une pause de six mois dans ses relations pour surmonter sa peur de souffrir, illustrant ainsi les limites de cette approche. Les médias comme The Guardian ou USA Today estiment que cette tendance est devenue excessive à l'ère des applications de rencontres, où l'attente d'une relation

La chalance comme solution

Face aux excès de la nonchalance, la chalance émerge comme une alternative radicale, prônant l'enthousiasme, la transparence et l'engagement dans les relations amoureuses. Les adeptes de cette tendance n'hésitent pas à exprimer leurs désirs, leurs sentiments et leurs intentions sans détour, comme le fait Chloe Hannigan, qui cherche activement à fonder une famille. Selon Amy Chan, cette approche demande du courage, car elle implique de prendre le risque d'être rejeté ou blessé. Le New York Times souligne que cette tendance est particulièrement adaptée à la génération Z, dont les interactions sont souvent médiatisées par les réseaux sociaux. Par exemple, un compliment direct ou une déclaration d'amour, autrefois considérés comme risqués, sont désormais perçus comme des signes de maturité et d'assurance.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs acteurs médiatiques et experts ont contribué à populariser le concept de *chalance*. Des médias comme *USA Today*, *The New York Times* et *The Guardian* ont analysé cette tendance, souvent en citant des coachs en relations amoureuses comme Amy Chan ou Sabrina Zohar. Ces professionnels soulignent que la *chalance* répond à un besoin de clarté et d'authenticité dans un paysage des rencontres marqué par le flou et les comportements passifs. Par exemple, Chloe Hannigan, une Australienne de 28 ans, incarne cette nouvelle génération qui refuse les jeux de pouvoir et les stratégies de séduction indirectes. Le contexte géographique de ces discussions inclut principalement les États-Unis et l'Australie, où les médias ont largement relayé cette tendance.

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