NapseflowNapseflow
Culture

Éducation : la France doit-elle changer de classe ?

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 13 j

Le niveau des élèves a-t-il encore baissé ? L'OCDE publie sa fameuse enquête PISA. Un sujet plus large s'impose enfin : l'état de notre école..

Enquête PISA 2026

L’OCDE publie ce 8 septembre 2026 son rapport PISA, une enquête internationale qui évalue les compétences des élèves de 15 ans dans trois domaines : la lecture, les mathématiques et les sciences. En France, cette enquête est souvent utilisée comme un indicateur clé pour mesurer l’efficacité du système éducatif. Dans la précédente édition, en 2023, les résultats français avaient montré un recul par rapport aux années précédentes, confirmant une tendance de baisse du niveau moyen des élèves. Les résultats de 2026, encore inconnus au moment de la publication de l’article, sont très attendus car ils pourraient relancer le débat sur la qualité de l’enseignement en France. L’enquête PISA est souvent citée par les politiques pour justifier des réformes, mais aussi pour alimenter des polémiques sur l’état de l’école.

Déclassement éducatif

Antoine Foucher, auteur du livre Pour que nos enfants vivent mieux, explique que la France subit un déclassement éducatif, c’est-à-dire une perte de position dans le classement des pays en matière d’éducation. Selon lui, l’école française, autrefois réputée, est désormais considérée comme très moyenne par rapport à d’autres pays développés. Par exemple, les élèves français se classent désormais derrière ceux de 25 à 40 pays dans les évaluations internationales. Ce déclin s’explique en partie par un manque d’investissement : la France consacre seulement 4,6 % de son produit intérieur brut (PIB) à l’éducation, un chiffre inférieur à la moyenne des pays riches. De plus, les salaires des enseignants en France sont 15 % à 20 % en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE, ce qui peut affecter leur attractivité et leur motivation.

Inégalités scolaires

Le système éducatif français est l’un des plus inégalitaires d’Europe. Cela signifie que l’origine sociale des élèves a un impact plus fort sur leurs résultats scolaires qu’ailleurs. Par exemple, les classes primaires en France comptent en moyenne 22 élèves, un chiffre supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE. Cette surcharge dans les classes peut limiter l’attention individuelle des enseignants envers chaque élève, surtout ceux en difficulté. Les inégalités se creusent également en raison d’un manque de soutien périscolaire, c’est-à-dire d’activités ou d’accompagnement en dehors des heures de cours pour les élèves les plus fragiles. Antoine Foucher souligne que ces inégalités freinent la mobilité sociale et limitent les opportunités pour les jeunes issus de milieux défavorisés.

Propositions des candidats

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, plusieurs candidats ont proposé des mesures pour améliorer le système éducatif. Par exemple, Bruno Retailleau suggère une augmentation de 300 euros par mois pour les enseignants en milieu de carrière, tandis que Gabriel Attal propose jusqu’à 500 euros. Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon prônent une hausse de 20 % des salaires, et Marine Tondelier une augmentation de 15 % en plus de l’inflation. Raphaël Glucksmann propose une revalorisation de 10 % suivie d’une augmentation pouvant aller jusqu’à 25 % selon l’avancement de carrière. Ces promesses visent à rendre le métier d’enseignant plus attractif, mais leur mise en œuvre dépendra des choix budgétaires futurs. Une autre mesure consensuelle est la réduction du nombre d’élèves par classe, avec un objectif de 19 ou 20 élèves en primaire, contre 22 actuellement.

Coût et priorités

La mise en place d’une réforme globale du système éducatif nécessiterait un investissement supplémentaire d’environ 20 milliards d’euros par an. Ce montant, bien que conséquent, doit être comparé à d’autres dépenses publiques. Par exemple, les aides aux entreprises en France s’élèvent à plus de 200 milliards d’euros par an, selon un rapport du Sénat de 2025. Cette comparaison soulève une question : l’éducation, qui détermine en grande partie la compétitivité économique et sociale d’un pays, est-elle moins prioritaire que ces aides ? L’article souligne que malgré une dette publique élevée, la France pourrait choisir de réallouer des ressources pour améliorer son système éducatif, un choix qui aurait des répercussions à long terme sur l’économie et la société.

Ce que ça pourrait changer

L’article met en lumière le fait que l’éducation est devenue un sujet central dans le débat politique français, surtout à l’approche des élections. Les discours sur l’école oscillent souvent entre *lamentations* sur son déclin et promesses de réformes, mais peu de solutions concrètes émergent. Antoine Foucher propose, en plus des augmentations salariales et de la réduction des effectifs par classe, deux autres pistes : un *soutien périscolaire* renforcé pour les élèves en difficulté et une meilleure *formation continue* des enseignants, actuellement trop négligée en France. Ces mesures visent à améliorer à la fois la qualité de l’enseignement et l’équité du système. Le débat sur l’éducation reflète aussi des enjeux plus larges, comme la compétitivité économique, l’attractivité du pays et la réduction des inégalités sociales.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.