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Israël se dit prêt à se retirer progressivement de deux « zones pilotes » au Liban

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 23 j

Une délégation militaire américaine supervisera la mise en œuvre du retrait israélien des « zones pilotes »..

Contexte diplomatique

Israël et le Liban, deux pays officiellement en état de guerre depuis des décennies, ont entamé des négociations à Rome le 14 juillet 2026 pour avancer vers une paix durable. Ces discussions surviennent après la signature d’un accord-cadre le 26 juin 2026 à Washington, sous l’égide des États-Unis, mettant fin à cinq cycles de pourparlers. Cet accord prévoit notamment le retrait progressif des troupes israéliennes de deux zones pilotes situées dans le sud du Liban, une région frontalière souvent instable. Un responsable du département d’État américain a qualifié ces échanges de « fructueux » et a souligné une « ambiance positive », bien que les chances de percée restent limitées selon des experts. Les négociations se poursuivent le 15 juillet, avec l’objectif de concrétiser ce retrait avant d’aborder d’autres sujets.

Demandes libanaises

Le Liban insiste pour que le retrait israélien des deux zones pilotes débute immédiatement, avant toute autre discussion. Selon la présidence libanaise, l’armée libanaise serait prête à prendre progressivement le contrôle des zones évacuées par Israël, à condition que ces secteurs restent démilitarisés et que le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran, ne s’y réinstalle pas. Une délégation militaire américaine a déjà commencé à Beyrouth des discussions techniques avec les autorités libanaises pour organiser ce retrait. Le Hezbollah, qui rejette l’accord-cadre de juin, considère que son application doit inclure des garanties supplémentaires, notamment la fin des hostilités et le respect de la souveraineté libanaise.

Conditions israéliennes

Israël a accepté d’avancer dans le retrait des deux zones pilotes, mais sous des conditions strictes. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré que son pays était prêt à agir, tout en soulignant que le Hezbollah ne devait pas occuper ces territoires après le départ des troupes israéliennes. De plus, Israël exige que l’armée libanaise dispose des moyens nécessaires pour maintenir ces zones sans armes et empêcher tout retour du mouvement armé. Ces exigences visent à éviter que le sud du Liban ne devienne une base pour des attaques contre Israël, comme cela a été le cas par le passé. Les frappes israéliennes limitées dans la région se poursuivent en parallèle, avec des destructions signalées dans les villages occupés.

Bilan humain et tensions

Depuis le début du conflit en mars 2026, les violences entre Israël et le Hezbollah ont causé plus de 4 300 morts selon les autorités libanaises, tandis qu’Israël a déploré la mort de 38 soldats et d’un contractuel civil. Malgré un cessez-le-feu fragile en vigueur depuis début avril, les tensions persistent, avec des frappes israéliennes ciblées, comme celle d’un drone à Nabatiyé al-Fawqa le 14 juillet. Le contexte régional complique les négociations : l’Iran, allié du Hezbollah, a tenté d’établir un lien entre les discussions libanaises et d’autres dossiers, comme le contrôle du détroit d’Ormuz. Cependant, des experts estiment que Téhéran pourrait hésiter à pousser le Hezbollah à une nouvelle escalade, préférant préserver ce mouvement comme outil de dissuasion à long terme.

Ce que ça pourrait changer

Les États-Unis jouent un rôle central dans ces négociations, supervisant les pourparlers à Rome et à Washington. Une délégation militaire américaine a été dépêchée à Beyrouth pour discuter des modalités pratiques du retrait israélien. L’ambassade américaine à Rome, où se tiennent les discussions, a refusé de commenter les échanges, mais des journalistes ont observé une forte sécurité lors de l’arrivée des délégations. L’Iran, parrain du Hezbollah, a tenté d’influencer le processus, mais ses priorités régionales, comme la maîtrise du détroit d’Ormuz, pourraient limiter son implication directe dans le dossier libanais. Les observateurs soulignent que les discussions actuelles visent davantage à maintenir un dialogue qu’à aboutir à une solution immédiate.

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