Colombie : au lendemain du séisme, de la Espriella opère un virage diplomatique radical
La Colombie panse ses plaies après le séisme dévastateur survenu lundi 10 août, mais le nouveau président d’extrême droite Abelardo de la Espriella, à peine investi, a imposé un nouveau cap à la diplomatie du pays en reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le Golan. Une position de rupture par rapport à son prédécesseur Gustavo Petro..
Le lundi 10 août 2026, un tremblement de terre dévastateur a frappé la Colombie, causant au moins 265 morts, des centaines de blessés et des milliers de personnes sinistrées. Le séisme a touché notamment la ville de Manizales, où le président Abelardo de la Espriella s’est rendu le lendemain pour constater les dégâts. Cette catastrophe a plongé le pays dans une crise humanitaire et logistique immédiate, nécessitant une réponse d’urgence pour les secours, l’hébergement des déplacés et la reconstruction des infrastructures endommagées. Le bilan humain et matériel reste provisoire, mais les autorités craignent une aggravation en raison des répliques sismiques et des difficultés d’accès aux zones les plus touchées.
Abelardo de la Espriella a été investi à la présidence de la Colombie seulement trois jours avant le séisme du 10 août 2026. Ce président d’extrême droite, élu sur un programme conservateur et nationaliste, marque une rupture avec son prédécesseur Gustavo Petro, connu pour ses positions progressistes et son engagement en faveur du dialogue social. De la Espriella, dont le style politique est souvent perçu comme autoritaire et religieux, a rapidement imposé une nouvelle orientation à la diplomatie colombienne, notamment en matière de relations internationales. Son arrivée coïncide avec une période de tensions politiques internes et de défis économiques pour le pays.
Le 13 août 2026, Abelardo de la Espriella a annoncé que la Colombie reconnaissait officiellement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, un territoire syrien occupé par Israël depuis la guerre des Six Jours en 1967. Cette décision est une rupture avec la position traditionnelle de la Colombie, qui, comme la majorité des pays, considérait cette occupation comme illégale au regard du droit international. Seuls les États-Unis, sous l’administration de Donald Trump, avaient précédemment reconnu cette annexion. Le plateau du Golan est stratégique pour Israël en raison de ses ressources en eau et de sa position militaire, mais son statut reste un sujet de conflit avec la Syrie et la communauté internationale.
La décision colombienne a été saluée par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui a remercié Abelardo de la Espriella dans une vidéo officielle, qualifiant ce dernier de "ami". Cette reconnaissance renforce l’alignement de la Colombie sur les positions des États-Unis et d’Israël, mais elle a suscité des critiques de la part de la Syrie et de la Ligue arabe, une organisation regroupant 22 États du Moyen-Orient, du Maghreb et d’Afrique. Le journal progressiste colombien El Espectador a souligné que cette initiative "rompt avec le respect du droit international", une référence aux principes de non-annexion de territoires par la force, consacrés par l’ONU. La Colombie s’isole ainsi sur la scène diplomatique régionale.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte politique colombien déjà tendu. Abelardo de la Espriella est connu pour son discours religieux et conservateur, ce qui a suscité des *"signaux d’alarme"* parmi les observateurs, selon *El Espectador*. Son gouvernement a également annoncé son intention d’investir une *"Maison-Blanche tropicale"* loin de Bogota, la capitale, une décision perçue comme une volonté de centraliser le pouvoir et de s’éloigner des institutions traditionnelles. Ces choix, combinés à la crise humanitaire post-séisme, pourraient affaiblir la stabilité politique du pays et exacerber les divisions sociales.

