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☕️ Sur le web, les bots IA écrivent de plus en plus pour les bots

Next.ink · mis à jour il y a 11 j

Les bots lisent les bots. Les sites web sont de plus en plus rédigés par des robots IA : plus d’un tiers des pages web mises en ligne après le lancement de ChatGPT intègre des contenus IA, selon une étude du Pew Research.

Les bots écrivent pour les bots

Les sites web sont de plus en plus rédigés par des intelligences artificielles (IA). Selon une étude du Pew Research Center, publiée en août 2026, plus d’un tiers des pages web mises en ligne après le lancement de ChatGPT (novembre 2022) intègrent des contenus générés par des IA. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont analysé 10 000 pages web en anglais à l’aide d’outils comme Common Crawl (un archiveur de pages web) et Open Pangram (un détecteur de textes écrits par IA). Ces outils ne sont pas parfaits : ils peuvent parfois classer à tort un texte humain comme étant généré par une IA, ou inversement. Cependant, ils permettent d’identifier des tendances dans les textes produits par les machines, comme l’usage fréquent de certains mots ou ponctuations.

Les marques de l'IA dans les textes

Les textes générés par les IA présentent des caractéristiques linguistiques spécifiques. Par exemple, les tirets cadratins (—) sont utilisés environ deux fois plus souvent que dans les textes humains. L’usage de la virgule de série (ou Oxford comma), qui consiste à placer une virgule avant une conjonction dans une énumération, augmente de 63 % dans les textes d’IA. Certains mots comme « testament » ou « interplay » sont également employés plus de deux fois plus souvent par les machines que par les humains. Une autre particularité des textes générés par IA est l’utilisation du parallélisme négatif, une tournure de phrase qui met en opposition deux idées, comme dans « Ce n’est pas seulement de l’information, c’est de l’influence ». Ces éléments permettent de détecter, dans une certaine mesure, l’origine d’un texte.

Le trafic des bots dépasse celui des humains

En juin 2026, Matthew Prince, le PDG de l’entreprise Cloudflare, a observé un phénomène inédit : les bots (agents IA et autres robots automatisés) génèrent désormais plus de trafic sur internet que les utilisateurs humains. Selon ses estimations, cette bascule est arrivée plus tôt que prévu, dès 2026, alors qu’il l’avait anticipée pour début 2027. Cette situation signifie que de plus en plus de contenus rédigés par des IA sont lus par d’autres bots, et non par des humains. Les internautes deviennent ainsi minoritaires dans l’écosystème numérique, ce qui pose la question de l’utilité et de la pertinence des contenus produits uniquement pour des machines.

Ce que ça pourrait changer

En France, près de 40 % des habitants visitent chaque mois des sites d’information dont le contenu est généré par des IA. Cette tendance soulève des questions sur la qualité et la fiabilité de l’information disponible en ligne. Des enquêtes ont révélé l’existence de milliers de sites d’information entièrement produits par des IA, souvent dans le but de générer des revenus publicitaires. Ces sites, souvent identiques ou très similaires, inondent le web et rendent difficile la distinction entre un contenu fiable et un contenu automatisé. Leur prolifération interroge sur l’avenir du journalisme et de la production de contenu en ligne.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.