Fureur asiatique : John Woo, Norifumi Suzuki et Rintaro
Rentrée cinéma et vidéo pour Mauvais Genres qui vous en dira plus sur trois monuments du cinéma asiatique : "Le Syndicat du crime", "Sex and the Fury" et "Galaxy express 999"..
Le 26 septembre 2026, l'émission Mauvais Genres diffusée sur France Culture consacre un épisode de 58 minutes à trois réalisateurs emblématiques du cinéma asiatique. L'émission, animée par François Angelier, propose une analyse des sorties récentes et des classiques du genre. Trois œuvres majeures sont mises à l'honneur : Le Syndicat du crime de John Woo, Sex and the Fury de Norifumi Suzuki, et Galaxy Express 999 de Rintaro. Ces films, respectivement sortis en 4K/BR chez Metropolitan, en DVD chez Le Chat qui fume, et en version restaurée, illustrent la diversité et l'influence du cinéma asiatique. L'émission s'inscrit dans la programmation habituelle de Mauvais Genres, qui explore régulièrement les cultures populaires, le cinéma et les arts.
John Woo, réalisateur hongkongais né en 1946, est célèbre pour ses films d'action stylisés, marqués par des scènes de combat chorégraphiées et une esthétique visuelle reconnaissable. Le Syndicat du crime (A Better Tomorrow, 1986), l'un de ses films les plus connus, a marqué l'histoire du cinéma d'action en popularisant le genre heroic bloodshed, où les héros sont des gangsters ou des policiers aux codes moraux ambivalents. Ce film, sorti en 4K/BR en 2026, est considéré comme un pilier du cinéma asiatique et a influencé des générations de réalisateurs occidentaux. Woo a également travaillé à Hollywood, réalisant des films comme Mission: Impossible 2 (2000). Son style, mêlant violence spectaculaire et mélodrame, en fait une figure incontournable du cinéma mondial.
Norifumi Suzuki (1933-2014) était un réalisateur japonais connu pour ses films mêlant action, érotisme et humour noir. Sex and the Fury (Onna hissatsu ken, 1973) est un exemple emblématique de son style, combinant des scènes de combat dynamiques avec une esthétique provocante. Ce film, souvent classé dans le genre pinku eiga (cinéma érotique japonais), explore des thèmes comme la vengeance et la libération féminine à travers des personnages féminins puissants. Suzuki a également travaillé dans le cinéma de genre japonais, contribuant à populariser des sous-genres comme le yakuza eiga (films de gangsters) et le pink film. Son œuvre reste une référence pour les amateurs de cinéma asiatique audacieux.
Rintaro, de son vrai nom Shigeyuki Hayashi (né en 1941), est un réalisateur et animateur japonais, figure majeure de l'animation japonaise (anime). Galaxy Express 999 (Ginga Tetsudō 999, 1979-1981), son œuvre la plus célèbre, est une série animée de science-fiction devenue un classique du genre. L'histoire suit Tetsuro Hoshino, un jeune garçon voyageant à bord d'un train interstellaire pour échapper à une immortalité cruelle. Ce space opera mêle aventure, réflexion sur la condition humaine et une esthétique visuelle innovante. Rintaro a collaboré avec des studios comme Toei Animation et Madhouse, et son travail a influencé des générations d'animateurs. La série a été restaurée et rééditée en 2026, confirmant son statut de monument de l'animation japonaise.
En plus des trois réalisateurs asiatiques, l'émission *Mauvais Genres* aborde deux autres sujets culturels. Paloma Hermina Hidalgo présente le numéro 666 de la *Nouvelle Revue Française* (NRF), entièrement consacré à l'Apocalypse, avec des contributions littéraires et artistiques. Ozvan Bottois, quant à lui, analyse l'ouvrage *Goya, au temps de la Déraison* (Hazan, 2026), une étude sur l'artiste espagnol Francisco Goya et son œuvre en lien avec la folie et la raison. Ces chroniques complètent l'émission en explorant des thèmes littéraires et artistiques variés, reflétant la diversité des centres d'intérêt de *Mauvais Genres*.

