Pope Leo XIV’s Europe
KEY TAKEAWAYS Pope Leo XIV’s views on international politics set out a vision that rejects the logic of power and imperialism in favour of diplomacy, the rule of law and multilateral institutions. Europe occupies a central place in this vision: the Pope sees the European Union as a project that transcends national rivalries.
Le pape Léon XIV propose une vision internationale rejetant la Realpolitik (politique étrangère basée sur le pragmatisme et l'intérêt national, souvent au mépris de la morale) au profit du multilatéralisme, de la diplomatie et des institutions internationales. Cette approche s'oppose à l'impérialisme et à la logique de la force, privilégiant la coopération entre États. Son encyclique Magnifica Humanitas, publiée en mai 2026, aborde notamment les dangers de l'intelligence artificielle, mais elle consacre aussi une réflexion approfondie sur la politique mondiale. Le pape a réitéré ces idées lors d'un discours à Metz (France) le 28 septembre 2026, soulignant que le multilatéralisme n'est pas un principe abstrait, mais une vision institutionnelle concrète pour éviter les conflits.
Le pape Léon XIV place l'Europe au cœur de sa vision politique, voyant dans l'Union européenne (UE) un moyen de dépasser les rivalités nationales. Il considère que l'UE incarne une complexité politique : elle allie les exigences modernes de gouvernance avec une prise de conscience des risques liés aux identités nationales exclusives. Lors d'un discours à Metz, il réinterprète les racines chrétiennes de l'Europe en intégrant l'histoire et l'évolution culturelle du continent. Il s'appuie sur des figures comme Robert Schuman (cofondateur de l'UE) et Alcide De Gasperi pour illustrer cette vision, où l'Europe est perçue comme un projet fondé sur le droit, la paix et la régulation du pouvoir, voire son renoncement. L'UE devient ainsi un modèle de transcendance des nationalismes.
Lors de sa visite en France en septembre 2026, le pape Léon XIV cherche à concilier l'héritage chrétien du pays avec une condamnation claire du nationalisme. Il célèbre la dimension sacrée de l'histoire française, tout en insistant sur l'accueil des étrangers et des marginalisés comme une priorité de son pontificat. Cette approche vise à réconcilier une identité nationale centrée sur des figures religieuses exemplaires (comme dans le discours du Stade de France) avec le projet politique européen, qui transcende les frontières. Le pape tente ainsi de rassembler les catholiques tout en promouvant une vision inclusive, notamment face aux tensions internes de l'Église française et aux enjeux de l'élection présidentielle française de 2027.
Le pape Léon XIV s'oppose fermement au nationalisme et à l'impérialisme, qu'il considère comme des forces centrifuges pour l'Europe et le monde. Son discours à Metz, en Moselle (une région symbolisant la réconciliation franco-allemande après des siècles de conflits), illustre cette volonté de dépasser les rivalités historiques. Il s'appuie sur des exemples concrets comme la réconciliation entre la France et l'Allemagne pour promouvoir une Europe unie. Son message s'adresse à l'ensemble de la société, y compris aux non-croyants, en proposant une interprétation inclusive de l'Église comme rempart contre la brutalisation du monde, c'est-à-dire la montée des violences et des divisions. Son passage à la Maison Bakhita à Paris, un centre d'intégration sociale, illustre cet engagement en faveur des plus vulnérables.
Le pape Léon XIV utilise des symboles forts pour illustrer sa vision. Son discours à Metz s'appuie sur l'héritage de Robert Schuman et sur la région de la Moselle, symbole de la réconciliation franco-allemande après les deux guerres mondiales. Ce choix n'est pas anodin : il montre que son plaidoyer pour l'Europe n'est pas une abstraction, mais une réponse concrète aux tensions actuelles, notamment la montée des forces nationalistes en Europe. Le pape cherche à incarner une Église qui s'oppose à la brutalisation du monde, c'est-à-dire à la montée des conflits et des divisions. Son message vise à rassembler au-delà des clivages, en proposant une vision qui dépasse les frontières nationales et les clivages idéologiques.
L'une des priorités affichées du pape Léon XIV est l'accueil des étrangers et des personnes marginalisées. Son passage à la *Maison Bakhita* à Paris, un centre dédié à l'intégration sociale, en est un exemple marquant. Cette visite s'inscrit dans une volonté de donner une dimension concrète à son message de fraternité et de solidarité. Le pape lie cette approche à sa vision politique, où l'Europe doit être un espace de paix et de coopération, mais aussi de justice sociale. Son discours à Metz et ses interventions lors de sa visite en France montrent que cette priorité est au cœur de son pontificat, dans un contexte où les questions migratoires et sociales sont particulièrement sensibles en Europe.

