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Culture

Dans la droite ligne de l'Eglise catholique, le pape rappelle son opposition à l'aide à mourir à Lourdes

France Culture - Savoirs · mis à jour 27 sept.

Au troisième jour de sa visite officielle en France, le pape s'attaque de nouveau à l'aide active à mourir, à Lourdes, face à des malades, Léon XIV à réitéré ses critiques sur la loi, adoptée cet été au Parlement..

Visite du pape en France

Le pape Léon XIV effectue une visite officielle en France sur trois jours, du 25 au 27 septembre 2026. Ce dimanche 27 septembre marque sa troisième journée, marquée par deux prises de position majeures. D’une part, il s’exprime sur la question des violences sexuelles au sein de l’Église, en rencontrant en privé sept victimes d’abus sexuels. Il demande également aux évêques de renforcer les actions contre la pédocriminalité (terme désignant les crimes sexuels commis sur des mineurs). D’autre part, il réitère son opposition à la loi française sur l’aide active à mourir, adoptée cet été par le Parlement. Cette loi autorise les médecins à administrer un produit létal à des patients en phase terminale qui en font la demande, sous conditions strictes. Le pape s’exprime lors d’un discours à l’Accueil Notre-Dame à Lourdes, un lieu dédié aux pèlerins malades ou en situation de handicap.

Opposition à l'aide à mourir

Lors de son intervention à Lourdes, le pape Léon XIV a clairement exprimé son opposition à la loi française sur l’aide active à mourir, en déclarant : « Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ». Cette phrase résume la position de l’Église catholique, qui considère que la vie humaine est sacrée et ne doit pas être interrompue artificiellement, même en cas de souffrance extrême. La loi française, adoptée cet été 2026, encadre strictement l’euthanasie et le suicide assisté, en imposant des critères médicaux et juridiques précis. Le pape s’adressait à un public de malades et de personnes handicapées, soulignant que leur dignité ne dépend pas de leur état de santé. Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de la doctrine catholique, qui rejette toute forme d’euthanasie active.

Violences sexuelles dans l'Église

Le pape a également abordé la question des violences sexuelles au sein de l’Église, un sujet qui a profondément ébranlé la crédibilité de l’institution ces dernières années. Il a rencontré en privé sept victimes d’abus sexuels commis par des membres du clergé, un entretien organisé à huis clos (sans témoins extérieurs). Cette démarche s’inscrit dans une volonté affichée de transparence et de réparation. Parallèlement, le pape a demandé aux évêques français de « poursuivre et d’intensifier » leurs actions contre la pédocriminalité, un terme juridique désignant les crimes sexuels sur mineurs. Cette demande intervient dans un contexte où l’Église catholique est régulièrement critiquée pour sa gestion passée de ces affaires, jugée parfois trop lente ou trop discrète.

Ce que ça pourrait changer

La visite du pape Léon XIV en France se déroule dans un contexte marqué par plusieurs enjeux sociétaux et politiques. D’une part, la loi sur l’aide active à mourir, adoptée cet été 2026, divise l’opinion publique et les responsables religieux. D’autre part, les questions de violences sexuelles au sein de l’Église restent un sujet sensible, notamment après des scandales retentissants ayant touché plusieurs pays, dont la France. Enfin, cette visite intervient alors que le pape multiplie les prises de position sur des sujets de société, reflétant une volonté de l’Église catholique de jouer un rôle actif dans les débats publics. À Lourdes, où il a célébré une messe devant plus de 150 000 personnes, le pape a choisi de s’exprimer sur ces thèmes devant un public particulièrement concerné.

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